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Qu’est-ce que la National Vulnerability Database ?

par Team Ninja
What Is the National Vulnerability Database blog banner image

Points clés :

  • Définition de la National Vulnerability Database (NVD) : la NVD est le référentiel géré par le gouvernement américain qui recense les vulnérabilités de sécurité divulguées publiquement dans les logiciels et le matériel.
  • La NVD centralise les données sur les vulnérabilités pour aider les entreprises à identifier, prioriser et corriger les risques de sécurité.
  • Vulnérabilités de la NVD : la NVD répertorie les vulnérabilités logicielles et matérielles connues à l’aide d’identifiants CVE normalisés.
  • Scores de gravité et indicateurs d’impact de la NVD : la NVD utilise les scores CVSS pour évaluer la gravité d’une vulnérabilité, sa facilité d’exploitation et son impact potentiel.
  • Recommandations de mitigation de la NVD : la NVD fournit des conseils de remédiation, comme des correctifs, des modifications de configuration et des bonnes pratiques de sécurité.
  • Limites et difficultés de la NVD en matière de sécurité informatique : la NVD peut accuser des délais dans ses données et présenter une couverture incomplète ; elle doit donc être complétée par d’autres sources de renseignement sur les menaces.

La National Vulnerability Database (NVD) est une ressource d’information mise à disposition par le gouvernement américain, qui recense les vulnérabilités de sécurité dans un format normalisé et interrogeable. Elle comprend des bases de données regroupant des produits logiciels et matériels, leurs failles de sécurité connues (y compris les erreurs de configuration), ainsi que leur gravité et leur impact. La NVD est une ressource précieuse pour les professionnels de l’informatique qui souhaitent rester informés des risques de sécurité potentiels dans leur infrastructure informatique.

Ce guide complet présente la National Vulnerability Database et son rôle en cybersécurité. Il détaille également son fonctionnement et la manière de l’exploiter dans vos opérations de sécurité informatique pour évaluer, classer et atténuer les vulnérabilités qui se cachent dans vos logiciels et vos systèmes.

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La National Vulnerability Database : structure et composants

La National Vulnerability Database a été créée en 2005, financée par les États-Unis, pour succéder à l’Internet Category of Attack Toolkit (ICAT), qui répertoriait les vulnérabilités logicielles depuis 1999. En 2021, la NVD avait documenté plus de 150 000 vulnérabilités.

La NVD repose sur une base de données de vulnérabilités et de produits affectés. Voici ses principaux composants et fonctionnalités :

  • Vulnérabilités : on y trouve aussi des informations sur des produits et des versions de logiciels précis, ainsi que les vulnérabilités et les expositions courantes (CVE) associées à chaque vulnérabilité. Les produits sont identifiés de manière unique grâce à leur Common Platform Enumeration (CPE).
  • Scores de gravité et indicateurs d’impact : les scores Common Vulnerability Scoring System (CVSS) et les indicateurs d’impact renseignent sur la gravité et les conséquences possibles de la vulnérabilité, notamment ses effets sur la confidentialité, l’intégrité et la disponibilité du produit concerné.
  • Recommandations de mitigation : pour chaque vulnérabilité, la NVD indique les mesures à prendre, soit pour l’éliminer (par exemple avec un correctif logiciel ou une modification de configuration qui la résout), soit pour l’atténuer au moyen d’une configuration ou d’une protection supplémentaire.

La NVD propose des fonctions de recherche et de filtrage qui vous permettent de vérifier si vos appareils et vos logiciels présentent des vulnérabilités nécessitant une mitigation ou une mise à jour. De plus, la NVD met également à disposition un référentiel de checklists interrogeable : des recommandations et des bonnes pratiques propres à certains produits, à suivre pour mieux protéger votre infrastructure informatique contre les vecteurs d’attaque connus.

Le fonctionnement de la NVD face aux enjeux de cybersécurité

Avant d’être ajoutée à la NVD, une vulnérabilité doit d’abord être identifiée, généralement par un chercheur en sécurité, un fournisseur ou un développeur qui détecte un problème dans son propre produit, et parfois même par un utilisateur final qui remarque une faille dans un appareil ou un logiciel qu’il utilise.

Les vulnérabilités potentielles sont ensuite signalées et se voient attribuer un identifiant unique dans la base de données CVE afin d’assurer leur suivi. Ce signalement doit préciser les détails de la vulnérabilité : les produits concernés, l’impact de l’exploitation et les éventuelles mesures de mitigation identifiées. Une fois la CVE créée, la National Vulnerability Database examine l’entrée, détermine sa gravité, lui attribue un score CVSS et la publie dans sa base de données en ligne.

Utiliser la NVD pour évaluer et gérer les vulnérabilités

Pour gérer et atténuer correctement les vulnérabilités de sécurité informatique, recherchez régulièrement les menaces pertinentes dans la NVD, manuellement ou à l’aide de l’automatisation et de produits de sécurité qui puisent leurs données dans les bases CVE et NVE.

Vous pouvez consulter la National Vulnerability Database sur son site web, à l’adresse nvd.nist.gov, et y rechercher les vulnérabilités pertinentes par CVE ou par CPE, ou encore consulter les checklists à suivre pour renforcer la configuration de sécurité des logiciels que vous avez déployés.

En vous appuyant sur la bonne pratique consistant à cartographier régulièrement votre réseau et à évaluer les vulnérabilités, vous pouvez intégrer la consultation de la NVD à vos tâches de cartographie réseau habituelles. Vous vous assurez ainsi que tous les appareils de votre réseau sont parfaitement à jour face aux menaces connues, ou que les menaces non corrigées sont efficacement atténuées (par exemple avec des règles de pare-feu supplémentaires pour certains terminaux).

Vous pouvez par exemple posséder du matériel ancien (comme des équipements industriels ou médicaux coûteux ou difficiles à remplacer) qui nécessite une version logicielle précise que la NVD signale comme non sécurisée. Une fois la menace identifiée, vous pouvez isoler la machine, en n’autorisant éventuellement qu’un accès à distance sécurisé si nécessaire, et en limitant son accès au réseau élargi et à Internet. Vous pourrez ainsi continuer à utiliser le système sans vous exposer à une méthode d’attaque connue.

Limites et difficultés de la NVD en matière de sécurité informatique

Vous ne pouvez pas vous fier uniquement à la NVD pour connaître l’état de votre sécurité informatique. Votre infrastructure est une combinaison unique de matériels et de logiciels différents, chacun posant ses propres défis de configuration et présentant ses propres vulnérabilités de sécurité, dont certaines peuvent se renforcer mutuellement.

La National Vulnerability Database n’est pas exhaustive. Elle ne recense pas (et ne peut pas recenser) toutes les vulnérabilités existantes. Beaucoup de vulnérabilités ne sont jamais découvertes (ni exploitées sur le terrain), tandis que des acteurs malveillants peuvent en trouver certaines qu’ils préfèrent ne pas divulguer afin de les exploiter activement.

L’apparition d’une vulnérabilité connue dans la NVD peut aussi prendre du temps, car un délai s’écoule souvent entre le moment où une faille est rendue publique (et donc accessible aux pirates) et celui où elle est correctement documentée, cataloguée sous forme de CVE, puis intégrée à la NVD.

Voilà pourquoi il est essentiel de mettre en place une détection et une réponse aux menaces solides, et d’évaluer et d’atténuer régulièrement les vulnérabilités, idéalement avec des outils qui s’appuient sur des sources de renseignement variées et appliquent des méthodes heuristiques pour repérer un code ou un comportement potentiellement malveillant.

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L’avenir de la National Vulnerability Database

Le rôle de la National Vulnerability Database évolue, en particulier avec l’émergence de méthodes de détection et de réponse basées sur l’IA, capables d’exploiter les renseignements sur les menaces dès leur publication et d’élaborer et déployer automatiquement les stratégies de mitigation les mieux adaptées à leur environnement d’exploitation. Cet atout sera de plus en plus précieux face à des menaces complexes qui s’appuient elles aussi sur l’IA.

Vous pouvez également contribuer à l’avenir de la NVD en soumettant vos propres découvertes sous forme de CVE. Si vous déployez un logiciel de gestion et de protection des terminaux, assurez-vous qu’il offre une visibilité suffisante pour identifier rapidement et clairement les nouveaux vecteurs de menace potentiels.

Vous voulez mieux comprendre « Qu’est-ce que la National Vulnerability Database ? » Regardez ce court guide vidéo.

FAQs

La National Vulnerability Database est mise à jour toutes les heures, dès qu’elle détecte de nouvelles publications ou modifications de CVE, une fois celles-ci rendues publiques. Les délais de mise à jour de la NVD varient selon la complexité et le volume des vulnérabilités, ce qui signifie que les entreprises peuvent constater des écarts temporaires entre la divulgation d’une CVE et l’attribution complète de son score par la NVD.

Les scanners de vulnérabilités, les solutions de gestion des terminaux et les logiciels de gestion des correctifs consomment des flux de données et s’intègrent à des API qui fournissent les fiches CVE, les scores de gravité et les identifiants de produits. Ces outils peuvent ensuite repérer automatiquement les vulnérabilités connues au sein des environnements informatiques. Un logiciel de gestion des vulnérabilités peut aussi automatiser la priorisation des correctifs en fonction de l’évaluation des risques, et générer des rapports de conformité et d’audit. Ces outils de cybersécurité réduisent la charge de travail manuelle, raccourcissent les délais de remédiation et permettent une gestion continue des vulnérabilités sur des systèmes vastes ou distribués.

Non, car la NVD ne répertorie que les vulnérabilités divulguées publiquement et auxquelles un identifiant CVE a été attribué. Les exploits zero-day sont des vulnérabilités activement exploitées avant toute divulgation publique : elles ne figurent donc pas dans les données de la NVD jusqu’à ce qu’elles soient formellement signalées et publiées sous forme de CVE. Selon le rapport M-Trends 2025 de Google, l’exploitation de vulnérabilités est restée le vecteur d’attaque le plus courant pour la cinquième année consécutive, représentant 33 % des vecteurs d’attaque à l’origine des violations de données signalées. Comme les menaces zero-day échappent aux calendriers de divulgation publique, les entreprises qui s’appuient uniquement sur les données de la NVD s’exposent à une détection tardive et à une exposition accrue. Pour limiter le risque d’exploitation des vulnérabilités de sécurité, les équipes informatiques devraient compléter les données de la NVD par des outils de gestion et de détection des vulnérabilités en temps réel, qui surveillent en continu les terminaux, les applications et les configurations à la recherche de vulnérabilités et de correctifs manquants.

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