Points clés
- Qu’est-ce que la priorisation des vulnérabilités ? Il s’agit du processus consistant à évaluer et à classer les vulnérabilités de sécurité pour traiter d’abord les menaces les plus critiques, selon le risque, l’exploitabilité et l’importance des actifs.
- Comment hiérarchiser : utilisez les scores CVSS, le renseignement sur les menaces, la disponibilité d’exploits, le contexte métier et la criticité des actifs pour déterminer quelles vulnérabilités corriger en premier.
- Bonnes pratiques : automatisez avec des outils de gestion des vulnérabilités, articulez-les avec vos flux de gestion des correctifs, appliquez des modèles fondés sur le risque et réévaluez régulièrement selon l’évolution des menaces.
- Pourquoi c’est important : la priorisation aide à réduire l’exposition au risque, à prévenir les intrusions et à tirer le meilleur parti de ressources de sécurité limitées.
La plupart des entreprises détectent bien plus de vulnérabilités qu’elles ne peuvent en corriger d’un seul coup. Ce guide explique comment les hiérarchiser : les cadres de référence et les sources de données à mobiliser, les erreurs les plus fréquentes des équipes, et la manière d’aligner la remédiation sur le risque réel plutôt que sur le nombre brut de vulnérabilités.
Qu’est-ce que la priorisation des vulnérabilités ?
La priorisation des vulnérabilités consiste à classer les vulnérabilités de sécurité selon leur gravité, leur exploitabilité et l’importance des actifs concernés, afin de corriger en premier celles qui présentent le risque le plus élevé.
Dans un environnement où les ressources sont limitées, hiérarchiser et gérer les vulnérabilités devient indispensable pour concentrer les efforts sur les menaces les plus importantes.
La priorisation des vulnérabilités répond à un besoin : allouer efficacement les ressources, le temps et l’attention aux vulnérabilités qui font courir le plus grand risque à la posture de sécurité de l’entreprise.
Les notions clés de la priorisation des vulnérabilités
- CVSS (Common Vulnerability Scoring System) : un score de gravité normalisé de 0 à 10, maintenu par FIRST.org. La version 4.0 est la version actuelle.
- KEV (Known Exploited Vulnerabilities catalog) : la liste établie par la CISA des CVE dont l’exploitation réelle est confirmée.
- EPSS (Exploit Prediction Scoring System) : un score qui estime la probabilité qu’une vulnérabilité soit exploitée au cours des 30 prochains jours.
- SSVC (Stakeholder-Specific Vulnerability Categorization) : un modèle en arbre de décision, utilisé par la CISA, qui débouche sur une action telle que « agir immédiatement », « agir rapidement », « surveiller » ou « différer ».
- CTEM (continuous threat exposure management) : un cycle continu de cadrage, de découverte, de priorisation, de validation et de remédiation de l’exposition, par opposition à un processus régulier d’analyse puis de correction.
- TTP (tactiques, techniques et procédures) : les méthodes employées par les attaquants pour exploiter une vulnérabilité, souvent mises en correspondance avec le framework MITRE ATT&CK
Automatisez la détection, la priorisation et la correction pour combler plus vite les failles de sécurité.
→ Découvrez NinjaOne et sa détection des vulnérabilités en temps réel
L’importance de la priorisation des vulnérabilités
La priorisation des vulnérabilités permet aux entreprises de concentrer leurs ressources sur les risques de sécurité les plus critiques, au lieu de disperser leurs efforts sur l’ensemble des vulnérabilités identifiées. Toutes les vulnérabilités ne représentent pas le même niveau de menace. Certaines ont une probabilité d’exploitation plus forte ou un impact plus sévère sur la continuité d’activité et la protection des données. En hiérarchisant les vulnérabilités, une entreprise renforce sa posture de sécurité et tire un meilleur parti de son temps et de son budget, puisque les menaces les plus urgentes sont corrigées avant que les cybercriminels ne puissent les exploiter.
Mesures quantitatives et qualitatives
Une priorisation efficace des vulnérabilités repose sur un équilibre subtil entre mesures quantitatives et qualitatives.
Les indicateurs quantitatifs comme le Common Vulnerability Scoring System (CVSS) donnent une représentation numérique de la gravité d’une vulnérabilité, mais les bases de connaissances qualitatives telles que les vulnérabilités et les expositions courantes (CVE) sont tout aussi essentielles.
La combinaison des mesures quantitatives et qualitatives offre une vision plus complète du paysage des menaces. Les entreprises peuvent ainsi décider en connaissance de cause, en fonction des caractéristiques et des priorités propres à leur environnement informatique.
La priorisation des vulnérabilités fondée sur les attaques
La priorisation fondée sur les attaques consiste à analyser les vulnérabilités non pas isolément, mais en tenant compte de la façon dont elles peuvent être exploitées dans des scénarios réels.
Cette approche prend en considération les tactiques, techniques et procédures (TTP) employées par les attaquants potentiels, souvent cartographiées à l’aide de frameworks comme MITRE ATT&CK.. En alignant la priorisation sur les méthodes que les attaquants sont susceptibles d’utiliser, les entreprises se protègent mieux contre les menaces les plus plausibles et les plus graves, et renforcent leur résilience globale face aux cyberattaques.
Cette stratégie proactive vise à réorienter les ressources vers les vulnérabilités qui sont non seulement critiques en théorie, mais qui présentent aussi une plus forte probabilité d’être exploitées.
Comment hiérarchiser les vulnérabilités
1. Évaluer la gravité des vulnérabilités
L’évaluation des vulnérabilités permet à votre équipe informatique de comprendre les risques potentiels liés à chaque vulnérabilité, et les outils de gestion des vulnérabilités peuvent automatiser une grande partie de ce processus. En fonction de la gravité du risque, les techniciens peuvent hiérarchiser les actions de remédiation et allouer les ressources efficacement. Voici quelques méthodes pour évaluer les facteurs de risque d’une vulnérabilité.
Common Vulnerability Scoring System (CVSS)
Utilisez le CVSS comme cadre normalisé pour évaluer la gravité des vulnérabilités. Le CVSS fournit un score numérique reposant sur différents critères : exploitabilité, impact et complexité. Ce système de notation constitue un excellent point de départ pour évaluer objectivement la gravité des vulnérabilités.
Utilisez le CVSS comme cadre normalisé pour évaluer la gravité des vulnérabilités. Le CVSS fournit un score numérique reposant sur différents critères : exploitabilité, impact et complexité. Ce système de notation constitue un excellent point de départ pour évaluer objectivement la gravité des vulnérabilités de votre environnement.
La version 4.0 du CVSS, publiée par FIRST.org, est la norme actuelle. Elle affine les métriques de base, de menace et d’environnement afin de réduire la concentration des scores dans les plages élevée et critique, et de mieux refléter l’exploitabilité réelle. Pendant la période de transition, de nombreuses bases de données de vulnérabilités et outils d’analyse publient encore des scores CVSS 3.1 en parallèle de la version 4.0 : vérifiez donc quelle version une source utilise avant de comparer des scores d’un outil à l’autre. De plus, un score CVSS traduit une gravité technique, pas une urgence pour l’entreprise. Complétez-le par du renseignement sur les menaces et le contexte des actifs avant de décider quoi corriger en premier.
Known Exploited Vulnerabilities (KEV)
Recoupez vos données avec le catalogue KEV de la CISA, une liste actualisée des CVE dont l’exploitation réelle est confirmée. Contrairement au CVSS, le statut KEV est binaire : une vulnérabilité est soit confirmée comme exploitée et répertoriée, soit absente de la liste. Traitez les vulnérabilités inscrites au KEV comme une priorité absolue, quel que soit leur score CVSS : une exploitation documentée est un signal d’urgence bien plus fort qu’une évaluation théorique de la gravité.
Exploit Prediction Scoring System (EPSS)
Ajoutez une couche avec l’EPSS, qui estime la probabilité qu’une vulnérabilité soit exploitée au cours des 30 prochains jours. Croiser la gravité du CVSS avec la probabilité de l’EPSS et le statut KEV donne une image du risque plus complète que n’importe quel score pris isolément. Par exemple, une CVE de gravité moyenne mais dotée d’un score EPSS élevé sur un actif exposé à Internet peut passer avant un score CVSS « critique » sur un système interne isolé.
Stakeholder-Specific Vulnerability Categorization (SSVC)
Certaines équipes dépassent le score numérique unique et s’orientent vers le SSVC, un modèle en arbre de décision développé par le Software Engineering Institute de Carnegie Mellon et utilisé par la CISA. Il pondère le statut d’exploitation, l’exposition et l’impact sur la mission pour produire une action (« agir immédiatement », « agir rapidement », « surveiller » ou « différer ») plutôt qu’un chiffre.
Exploitabilité et vecteurs d’attaque
Déterminez la facilité avec laquelle des cybercriminels pourraient exploiter une vulnérabilité. Évaluez la disponibilité, dans la nature, d’outils et de techniques permettant de l’exploiter. Comprendre le facteur d’exploitabilité aide à mesurer le caractère immédiat de la menace.
Niveaux d’accès et de privilèges
Évaluez le niveau d’accès et de privilèges qu’un attaquant obtiendrait s’il exploitait une vulnérabilité avec succès. Un accès privilégié élevé peut aggraver la gravité d’une vulnérabilité, en particulier s’il compromet des systèmes critiques ou des données sensibles.
2. Corriger ou atténuer les vulnérabilités critiques
Les développeurs des systèmes d’exploitation et des applications de vos appareils publient des correctifs qui comblent les vulnérabilités exploitables. Appliquer ces correctifs rapidement constitue donc une défense essentielle : cela réduit la fenêtre d’opportunité des cyberattaquants, qui ciblent souvent des vulnérabilités connues.
Un logiciel de gestion des correctifs permet aux équipes informatiques d’automatiser la détection, le téléchargement et le déploiement des derniers correctifs sur l’ensemble de leurs systèmes, à grande échelle. En s’appuyant sur un logiciel de gestion des correctifs, les équipes informatiques limitent les correctifs oubliés du fait d’une erreur humaine.
Si la correction n’est pas possible immédiatement, recourez à des stratégies de mitigation, comme des restrictions d’accès ou de la segmentation, pour réduire le risque que des cybercriminels exploitent ces vulnérabilités.
3. Définir des délais de remédiation clairs
Les délais de remédiation des vulnérabilités jouent un rôle déterminant pour limiter l’impact des vulnérabilités zero-day et contrer les attaques ciblées avant la disponibilité d’un correctif. Au-delà de la protection contre les risques d’exploitation, respecter un calendrier de remédiation bien défini est indispensable pour rester en conformité réglementaire, éviter les interruptions d’activité et renforcer la posture de sécurité globale de l’entreprise.
Pour mieux comprendre comment gérer ces menaces, regardez Vulnérabilités zero-day : comment les traiter et les atténuer.
4. Tenir compte de la conformité aux normes réglementaires
Les entreprises des secteurs fortement réglementés doivent respecter des délais de remédiation stricts. La conformité informatique aux normes PCI, HIPAA ou RGPD (règlement général sur la protection des données) impose de respecter des délais concrets pour résoudre les vulnérabilités. Le non-respect des normes réglementaires peut entraîner une perte de confiance, des sanctions et des risques juridiques. Assurez-vous que votre logiciel de gestion des correctifs peut documenter l’activité et le statut des correctifs, ou produire des rapports à ce sujet, afin de satisfaire aux audits de conformité des correctifs.
Les agences fédérales civiles américaines sont tenues, en vertu de la Binding Operational Directive 26-04 de la CISA (juin 2026), qui a remplacé la BOD 22-01, de corriger les vulnérabilités inscrites au KEV dans des délais définis. Les entreprises privées n’y sont pas soumises, mais la CISA encourage la même approche fondée sur le risque.
5. Évaluer et faire évoluer votre processus de priorisation
Après avoir corrigé les vulnérabilités critiques, surveillez vos appareils en continu en réalisant des analyses régulières. Envisagez d’utiliser des outils d’automatisation informatique pour fluidifier ce processus et garantir que ces analyses ont bien lieu de façon régulière. L’analyse automatisée des vulnérabilités vous permet de vérifier l’efficacité de votre processus de correction, de repérer rapidement les nouvelles vulnérabilités et d’ajuster votre stratégie de priorisation si nécessaire.
Aligner la remédiation des vulnérabilités sur les objectifs métier et les actifs
Les entreprises doivent s’efforcer d’aligner leurs actions de remédiation des vulnérabilités sur leurs objectifs métier plus larges et sur les actifs critiques qui soutiennent ces objectifs. Cet alignement stratégique garantit que les mesures de cybersécurité renforcent la posture de sécurité globale, mais contribuent aussi à la résilience et à la réussite des fonctions métier clés.
Comprendre les objectifs métier
Identifiez les objectifs métier et les orientations stratégiques de votre entreprise, ainsi que les activités, processus et services essentiels pour les atteindre. Cette compréhension donne le contexte nécessaire pour évaluer l’impact des vulnérabilités sur la mission globale de l’entreprise.
Classer les actifs selon leur criticité
Classez les systèmes, les applications et les données selon leur importance pour les opérations métier. L’évaluation des vulnérabilités permet à votre équipe informatique de donner la priorité à la correction des vulnérabilités liées aux actifs critiques, afin que les ressources se concentrent sur la protection des composants les plus vitaux de l’activité.
Prendre en compte la tolérance au risque et l’impact métier
Tenez compte de la tolérance au risque de l’entreprise et de l’impact métier potentiel d’une cyberattaque exploitant des vulnérabilités. Échangez avec les parties prenantes clés, dirigeants et responsables de business units, pour définir des niveaux de risque acceptables.
Communiquer en continu avec les parties prenantes
Favorisez des canaux de communication ouverts entre les équipes de cybersécurité et les parties prenantes clés dans toute l’entreprise. Informez régulièrement les dirigeants, les responsables de service et les équipes informatiques de l’avancement des actions de gestion des vulnérabilités. Cette transparence favorise la prise de conscience et le soutien aux initiatives de cybersécurité alignées sur les objectifs métier plus larges.
Intégrer la remédiation aux processus informatiques et métier
Intégrez la remédiation des vulnérabilités de façon fluide dans les processus informatiques et métier existants. Veillez à ce que les actions de remédiation s’accordent avec les calendriers de maintenance, les cycles de développement logiciel et les autres processus opérationnels, afin d’éviter de perturber les flux de travail critiques.
Réaliser une analyse coûts-bénéfices
Menez une analyse coûts-bénéfices lors de la priorisation de la remédiation. Comparez le coût potentiel d’une faille de sécurité aux dépenses liées aux actions de correction. Cette approche permet aux entreprises de décider en connaissance de cause de l’affectation des ressources aux vulnérabilités présentant le risque et l’impact les plus élevés.
Les difficultés de la priorisation de la remédiation
La priorisation de la remédiation en cybersécurité est un processus complexe, qui consiste à évaluer et à traiter les vulnérabilités de manière systématique. Plusieurs difficultés peuvent surgir en chemin, dont celles listées ci-dessous :
Des ressources limitées
Les entreprises font souvent face à des contraintes de ressources : temps, personnel et budget. La priorisation devient délicate lorsqu’il faut traiter un grand nombre de vulnérabilités avec des moyens restreints.
La complexité des environnements informatiques
Les environnements informatiques modernes sont complexes et réunissent des systèmes, des applications et des réseaux très divers. Comprendre les dépendances et les interactions entre ces différents composants n’est pas simple, ce qui rend la priorisation des vulnérabilités difficile.
Un paysage des menaces en mouvement
Le paysage des menaces évolue en permanence, avec l’apparition régulière de nouvelles vulnérabilités et de nouveaux vecteurs d’attaque. Se tenir au courant du dernier renseignement sur les menaces et ajuster les priorités de remédiation en conséquence reste un défi permanent.
Les difficultés liées à la gestion des correctifs
Certaines vulnérabilités n’ont pas de correctif immédiatement disponible, ou l’application du correctif s’avère complexe et longue. Les entreprises doivent composer avec les subtilités de la gestion des correctifs, en conciliant les besoins de sécurité et les contraintes opérationnelles.
Un exercice d’équilibriste
Concilier les besoins de sécurité immédiats et les exigences opérationnelles de l’entreprise est un défi constant. Les actions de remédiation doivent perturber le moins possible les processus métier critiques tout en réduisant efficacement les risques de sécurité.
La variabilité des critères de priorisation
La priorisation suppose de fixer des critères cohérents, ce qui n’est pas évident. Les différentes parties prenantes n’ont pas forcément la même vision de ce qui constitue une vulnérabilité hautement prioritaire, d’où des désaccords possibles et des retards dans le processus de remédiation.
Les faux positifs et les faux négatifs
Les évaluations de sécurité peuvent produire des faux positifs (identification d’une vulnérabilité inexistante) ou des faux négatifs (non-détection d’une vulnérabilité réelle). Gérer ces inexactitudes complique la priorisation et risque de détourner des ressources de problèmes plus critiques.
Les systèmes legacy et la dette technique
Les entreprises exploitent souvent des systèmes legacy porteurs de vulnérabilités intrinsèques, difficiles à corriger en raison de problèmes de compatibilité ou d’un manque de support des fournisseurs. Dans ces environnements, la dette technique freine la résolution des vulnérabilités dans les délais.
La conformité réglementaire
Le respect des exigences réglementaires ajoute des couches de complexité à la priorisation. Les entreprises doivent aligner leurs actions de remédiation sur des normes de conformité précises, au risque de détourner des ressources de vulnérabilités plus critiques dans l’immédiat.
Le facteur humain
Les facteurs humains, comme le niveau de compétence de l’équipe sécurité, la sensibilisation des collaborateurs et la culture de cybersécurité de l’entreprise, influencent l’efficacité des actions de remédiation. Les prendre en compte est déterminant pour réussir la priorisation.
Au total, relever ces défis exige une approche globale et adaptative, qui intègre les principes de gestion des risques, la collaboration entre parties prenantes et l’utilisation de technologies avancées pour évaluer et corriger efficacement les vulnérabilités.
Bonnes pratiques de priorisation de la remédiation des vulnérabilités
1. Adopter une approche fondée sur le risque
Hiérarchisez la remédiation en fonction du risque encouru par votre entreprise. Tenez compte de facteurs tels que l’impact potentiel sur les systèmes critiques, la sensibilité des données exposées et la probabilité d’exploitation. En vous concentrant sur les vulnérabilités à haut risque, vous affectez vos ressources plus efficacement.
2. Utiliser un système de notation complet
Mettez en place un système de notation qui associe des indicateurs quantitatifs comme le CVSS à des facteurs qualitatifs. Cette approche globale offre une compréhension plus nuancée des vulnérabilités, en tenant compte à la fois de leur gravité et du contexte propre à votre entreprise.
3. Surveillance continue et intégration du renseignement sur les menaces
Mettez en place un processus de surveillance continue pour rester au fait de l’évolution du paysage des menaces. En parallèle, intégrez des sources de renseignement sur les menaces afin d’identifier les exploits actifs et les vulnérabilités émergentes. Actualisez régulièrement votre stratégie de priorisation à partir d’informations en temps réel, pour traiter les menaces les plus pertinentes.
4. Évaluation de la criticité des actifs et de l’impact métier
Tenez compte de la criticité des actifs de votre entreprise et évaluez l’impact métier potentiel de chaque vulnérabilité. Concentrez la remédiation sur les systèmes et les applications indispensables aux fonctions métier essentielles, afin que les actifs critiques soient correctement protégés.
5. Efficacité de la gestion des correctifs
Fluidifiez le processus de gestion des correctifs pour garantir une remédiation rapide et efficace. Élaborez une stratégie solide, qui prévoit de tester les correctifs dans un environnement contrôlé avant leur déploiement. Automatisez dès que possible afin de réduire les erreurs manuelles et d’accélérer les délais de correction.
6. Collaboration et communication
Favorisez la collaboration entre les équipes informatiques, les équipes sécurité et les autres parties prenantes. Mettez en place des canaux de communication clairs pour expliquer le raisonnement derrière les décisions de priorisation. La collaboration renforce l’efficacité globale de la remédiation et favorise une approche unifiée de la cybersécurité.
7. Évaluations régulières des vulnérabilités
Réalisez des évaluations régulières des vulnérabilités pour identifier et hiérarchiser les nouvelles menaces. Des analyses régulières éclairent l’évolution du paysage de la sécurité et aident à actualiser la stratégie de priorisation en fonction des vulnérabilités les plus récentes et de leur impact potentiel.
8. Formation et sensibilisation des utilisateurs
Investissez dans des programmes de formation pour renforcer la sensibilisation à la cybersécurité dans l’entreprise. Des utilisateurs formés signalent plus volontiers les vulnérabilités sans attendre, ce qui réduit le temps nécessaire pour identifier et corriger les menaces potentielles.
9. Adopter une démarche de continuous threat exposure management (CTEM)
Plutôt que de traiter la priorisation comme un cycle régulier d’analyse puis de correction, le CTEM cadre, découvre, hiérarchise, valide et mobilise la remédiation en continu sur toute la surface d’exposition aux attaques. Il superpose au nombre brut de vulnérabilités du renseignement sur les menaces, comme le statut KEV et les scores EPSS, pour que les équipes agissent sur une exposition validée et non sur un simple volume.
Appliquer l’ensemble de ces bonnes pratiques aide les entreprises à instaurer une démarche proactive et adaptative de priorisation de la remédiation, à gérer efficacement les risques et à maintenir une posture de cybersécurité solide.
Le rôle de l’automatisation dans la gestion des vulnérabilités
La gestion des correctifs désigne le processus systématique d’identification, de téléchargement, de test et d’application des correctifs aux systèmes logiciels, afin de combler les vulnérabilités et de renforcer la sécurité globale.
Dans le cadre de la priorisation des vulnérabilités, une gestion des correctifs efficace devient une approche stratégique et ciblée pour renforcer les défenses de l’entreprise contre les exploits potentiels. Un logiciel de gestion des vulnérabilités doté de solutions intégrées de gestion automatisée des correctifs identifie rapidement les vulnérabilités, évalue le risque et déploie les correctifs sur les vulnérabilités les plus critiques.
Associer la gestion automatisée des correctifs à la priorisation des vulnérabilités réduit la fenêtre d’exposition aux menaces potentielles, mais allège aussi la charge des équipes informatiques, qui peuvent se consacrer à des initiatives de sécurité stratégiques.
Stratégies d’application des correctifs selon la priorisation des vulnérabilités
La correction fondée sur le risque
Hiérarchisez l’application des correctifs selon le risque que représentent les vulnérabilités. Appuyez-vous sur des évaluations de risque et donnez la priorité aux correctifs des vulnérabilités présentant une forte probabilité d’exploitation et un impact potentiellement sévère sur l’entreprise. Aligner l’effort de correction sur les niveaux de risque garantit que les vulnérabilités critiques sont traitées sans délai.
Le recours à un système de notation
Un mécanisme de notation, comme ceux présentés dans les sections précédentes, aide à classer les vulnérabilités et permet aux entreprises d’appliquer les correctifs de manière systématique, en commençant par les problèmes les plus critiques. Il combine mesures quantitatives et qualitatives pour éclairer les décisions de priorisation des correctifs.
La criticité des actifs et l’impact métier
Lorsque vous hiérarchisez les correctifs, tenez compte de la criticité des actifs et de l’impact métier potentiel. Affectez vos ressources aux vulnérabilités présentes sur les systèmes indispensables aux opérations, dont l’exploitation provoquerait des perturbations majeures. Cette stratégie permet d’aligner l’effort de correction sur les priorités opérationnelles de l’entreprise.
La correction automatisée des systèmes critiques
Déployez des solutions de correction automatisée pour les systèmes critiques afin de réduire les délais de réaction. Automatiser le déploiement des correctifs garantit que les vulnérabilités critiques sont traitées sans attendre, ce qui réduit la fenêtre d’exposition. C’est particulièrement important pour les systèmes qui traitent des données sensibles ou qui sont essentiels à la mission de l’entreprise.
L’intégration du renseignement sur les menaces
Intégrez le renseignement sur les menaces au processus de gestion des correctifs. Restez informé des exploits actifs et des menaces émergentes pour ajuster vos priorités de correction en conséquence. Cette approche proactive permet aux entreprises de traiter les vulnérabilités activement ciblées dans la nature et renforce leur résilience face à des cybermenaces en constante évolution.
La surveillance et l’ajustement réguliers
Mettez en place un processus de surveillance continue pour réévaluer l’efficacité de vos stratégies de correction. Passez régulièrement en revue le paysage des menaces, l’effet des correctifs appliqués et les éventuelles nouvelles vulnérabilités apparues. Cette démarche itérative permet aux entreprises d’adapter leurs priorités de correction à partir d’informations en temps réel.
Obtenez des listes de vulnérabilités claires et hiérarchisées, avec des recommandations de remédiation pour corriger plus vite.
Sécuriser les environnements informatiques grâce à la priorisation des vulnérabilités
Mettre en place des stratégies de priorisation des vulnérabilités permet aux équipes informatiques de corriger les failles de manière proactive, avant que les cybercriminels ne les exploitent. En consacrant temps, attention et ressources à la correction des vulnérabilités qui menacent le plus la continuité d’activité, l’intégrité des données et la sécurité des terminaux, vous limitez les temps d’arrêt au minimum et contribuez à prévenir les cyberattaques. C’est pourquoi les équipes informatiques doivent hiérarchiser les vulnérabilités selon le risque et adopter des outils de gestion des vulnérabilités dotés d’un logiciel de gestion automatisée des correctifs.
NinjaOne Vulnerability Management offre des fonctions de priorisation des vulnérabilités ainsi que la gestion automatisée des correctifs. De l’identification à la priorisation puis à la remédiation, NinjaOne centralise tous les outils nécessaires pour protéger vos appareils des cyberattaques. Pour commencer, regardez une démo du logiciel.
