L’essentiel à retenir
- Le TPM 2.0 est obligatoire pour Windows 11 : ces processeurs de sécurité rendent possibles BitLocker, le démarrage sécurisé et Windows Hello, et protègent les clés de chiffrement au niveau matériel.
- Vous pouvez vérifier la présence et la version du TPM avec tpm.msc, PowerShell, le Gestionnaire de périphériques ou les paramètres de Sécurité Windows.
- La plupart des PC récents utilisent un TPM logiciel (fTPM), qui offre une protection équivalente à celle du TPM 2.0 sans puce matérielle dédiée.
- Si le TPM n’est pas détecté, activez-le dans les paramètres du BIOS/UEFI sous « Security Device Support », « fTPM » ou « PTT », ou mettez à jour le firmware pour garantir la compatibilité avec le TPM 2.0.
- Le TPM 2.0 assure la conformité, un chiffrement plus robuste et l’accès aux futures mises à jour de Windows. Il est donc essentiel pour la sécurité et pour préparer la mise à niveau du système d’exploitation en 2025 et au-delà.
La présence d’une puce TPM (Trusted Platform Module, ou module de plateforme sécurisée) permet à votre PC Windows 11 d’accéder à des solutions de sécurité modernes comme BitLocker, Windows Hello et le démarrage sécurisé, qui protègent votre système contre de nombreuses menaces. Si vous êtes administrateur système ou utilisateur avancé, que vous ignorez si cette puce est présente et que vous souhaitez le vérifier sur votre PC pour des raisons de sécurité, cet article est fait pour vous.
Nous passons ici en revue les différentes méthodes permettant de vérifier si votre appareil est équipé d’un TPM, de la console de gestion du TPM à l’application Sécurité Windows.
Pour un guide en images, regardez notre vidéo sur la façon de vérifier si un PC Windows dispose d’une puce TPM.
Qu’est-ce qu’un module de plateforme sécurisée (TPM) ?
Une puce Trusted Platform Module, ou simplement TPM, est une puce spécialisée que vous pouvez trouver sur la carte mère de votre PC. Il s’agit d’un processeur cryptographique dédié qui assure une sécurité au niveau matériel pour différentes fonctions : gestion des clés, chiffrement du disque ou encore authentification.
Son rôle principal consiste à garantir que votre système d’exploitation et votre firmware sont authentiques et n’ont pas été altérés. Certaines fonctions de Windows, comme Windows Hello et BitLocker, s’appuient également sur le TPM pour renforcer la sécurité.
Conditions requises pour le TPM 2.0
Avant d’appliquer les méthodes de vérification du TPM et de sa version, assurez-vous de remplir les conditions suivantes :
- Windows 11 (toutes éditions) : la dernière version de la puce, TPM 2.0, est un composant obligatoire pour faire fonctionner Windows 11 sur un PC.
- Privilèges d’administrateur : certaines méthodes nécessitent des droits d’administrateur, notamment l’utilisation de PowerShell et de l’invite de commande.
Comment vérifier la présence d’une puce TPM
Pour savoir si une puce TPM est installée sur votre machine, vous pouvez passer par la console de gestion du TPM, PowerShell, le Gestionnaire de périphériques, Sécurité Windows ou l’invite de commande.
Méthode 1 : la console de gestion du TPM
L’une des méthodes les plus simples consiste à utiliser la console de gestion du TPM. Il s’agit d’une vérification manuelle via une interface graphique, réalisable en quelques secondes.
Remarque : des privilèges d’administrateur peuvent être nécessaires.
- Appuyez sur Touche Windows + R pour ouvrir la fenêtre Exécuter.
- Saisissez « tpm.msc » puis appuyez sur Entrée. (Si l’accès aux informations exige des droits d’administrateur, appuyez plutôt sur Ctrl + Maj + Entrée après avoir saisi « tpm.msc ».)
- Consultez les informations relatives au TPM.
Si un TPM est présent, vous devriez voir :
- État : « Le module de plateforme sécurisée est prêt à être utilisé ».
- Informations sur le fabricant : identifiant du fabricant et version (par exemple 2.0 ou 1.2)
- Les autres options disponibles
En l’absence de TPM, vous obtiendrez le message « Module de plateforme sécurisée compatible introuvable ».
Méthode 2 : PowerShell
Cette méthode peut être scriptée pour contrôler plusieurs systèmes et renvoie des données TPM détaillées. Elle est donc idéale pour les audits à distance ou les outils d’inventaire.
Remarque : des privilèges d’administrateur sont requis.
- Ouvrez PowerShell avec des droits élevés. Appuyez sur Touche Windows + R, saisissez « powershell » puis appuyez sur Ctrl + Maj + Entrée.
- Saisissez cette commande et appuyez sur Entrée pour obtenir la liste détaillée des propriétés du TPM :
get-tpm
- Vous pouvez également saisir cette commande pour obtenir une version simplifiée :
get-tpm | select -ExpandProperty tpmpresent
- Examinez les résultats. Si un TPM est installé, la valeur de TpmPresent est True. Dans le cas contraire, elle sera False.
- Vous pouvez aussi utiliser cette commande pour obtenir des informations plus détaillées sur le TPM de votre appareil :
Get-WmiObject -Namespace "Root\CIMV2\Security\MicrosoftTpm" -Class Win32_Tpm
Méthode 3 : le Gestionnaire de périphériques
Le Gestionnaire de périphériques constitue une autre méthode simple pour confirmer rapidement la présence d’un TPM au niveau matériel.
- Appuyez sur Touche Windows + X ou faites un clic droit sur le bouton Démarrer pour ouvrir le menu des liens rapides.
- Sélectionnez Gestionnaire de périphériques dans la liste.
- Repérez la catégorie Périphériques de sécurité et développez-la.
- Si l’appareil Module de plateforme sécurisée apparaît avec son numéro de version à la fin, votre PC est équipé d’un TPM. Si vous ne trouvez ni l’entrée Périphériques de sécurité ni Module de plateforme sécurisée, le TPM n’est pas installé ou n’est pas activé.
Méthode 4 : l’application Sécurité Windows
Sécurité Windows propose une interface intuitive qui aide les utilisateurs finaux à vérifier la présence du TPM et sa version sur leur système.
- Ouvrez les Paramètres en appuyant sur Touche Windows + I.
- Accédez à Confidentialité et sécurité → Sécurité Windows → Sécurité de l’appareil → Détails du processeur de sécurité.
- Si un TPM est installé, vous verrez sa version, les informations sur le fabricant et d’autres caractéristiques générales. Sinon, la section Processeur de sécurité sera absente.
Méthode 5 : l’invite de commande
L’invite de commande fournit des données brutes sur le TPM si vous utilisez un système ancien (Windows 7 ou configurations plus anciennes, par exemple).
Remarque : des privilèges d’administrateur sont requis.
- Ouvrez l’invite de commande en tant qu’administrateur.
- Saisissez « cmd » dans la barre de recherche du menu Démarrer
- Faites un clic droit sur Invite de commandes
- Choisissez Exécuter en tant qu’administrateur.
- Vous pouvez également appuyer sur Touche Windows + R, saisir « cmd » puis appuyer sur Ctrl + Maj + Entrée.
- Copiez-collez la commande suivante avant d’appuyer sur Entrée :
- wmic /namespace:\\root\CIMv2\Security\MicrosoftTpm path Win32_Tpm get /value
- Examinez les résultats. Si un TPM est installé, la commande renvoie l’état et la configuration détaillés du TPM. Sinon, le message « Aucune instance disponible » s’affiche.
Pourquoi vérifier la présence d’un TPM ?
Le TPM est devenu un socle de l’architecture de sécurité des PC modernes. Vérifier sa présence est donc essentiel pour plusieurs raisons :
- Chiffrement de lecteur BitLocker : le TPM est un élément clé du fonctionnement de BitLocker. Sans TPM, cette solution intégrée de chiffrement intégral du disque devra recourir à une autre méthode pour déverrouiller le lecteur, comme un mot de passe ou une clé USB, ce qui n’est pas toujours sécurisé.
- Compatibilité avec Windows 11 : le TPM 2.0 est obligatoire pour Windows 11. Les PC qui n’en sont pas équipés risquent de ne plus recevoir de mises à jour ou de devoir rester sous Windows 10.
- Prise en charge des fonctions de sécurité modernes : le TPM est utile dans les environnements sécurisés qui reposent sur des certificats, le démarrage sécurisé ou Credential Guard.
- Exigences de conformité et d’audit : certains secteurs, comme la santé, le secteur public et la finance, imposent souvent le TPM pour réussir les audits de sécurité et respecter les obligations réglementaires.
Remarques et points d’attention
Les administrateurs système, les professionnels de l’informatique et les utilisateurs avancés doivent garder ces éléments en tête lorsqu’ils vérifient la présence d’un TPM dans un environnement Windows.
- Le TPM 2.0 est indispensable pour installer Windows 11 : vérifier la version du TPM est donc souvent plus utile que de se limiter à contrôler sa présence.
- Le TPM 1.2 prend en charge BitLocker, mais pas les algorithmes cryptographiques modernes. Il repose sur SHA-1 et RSA, deux technologies considérées comme obsolètes et potentiellement vulnérables.
- Une puce TPM peut être présente sans être activée par défaut. Sur certains systèmes, vous devrez donc activer le TPM manuellement dans le firmware BIOS/UEFI. Voici un guide vidéo expliquant comment activer le TPM 2.0 sur un PC Windows 11
Consultez notre article de blog pour découvrir comment activer le TPM 2.0 sur votre PC Windows 11 ici.
Résolution des problèmes
Le TPM n’apparaît pas dans Windows
Si vous obtenez la valeur False, le message « TPM introuvable » ou si vous ne trouvez pas l’entrée TPM sous Périphériques de sécurité, c’est peut-être parce que le TPM est désactivé dans le BIOS/UEFI. Pour corriger cela, redémarrez votre PC et accédez aux paramètres du BIOS/UEFI. Recherchez une entrée liée au TPM (généralement dans la section Sécurité), activez-la, puis enregistrez et quittez.
Si le TPM reste invisible, votre firmware est peut-être obsolète. Vérifiez la version du firmware BIOS/UEFI pour savoir si une mise à niveau proposée par le fabricant de votre carte mère ou de votre PC est nécessaire.
Si votre appareil ne comporte pas de puce TPM physique, il utilise peut-être un TPM logiciel (fTPM), qui offre une protection similaire via le processeur.
La console de gestion du TPM ne s’ouvre pas
Des autorisations insuffisantes peuvent empêcher l’ouverture de la console de gestion du TPM. Essayez de vous connecter avec un compte administrateur ou d’exécuter la console en tant qu’administrateur.
Version de TPM incorrecte
Si la version du TPM n’est pas celle attendue (1.2 au lieu de 2.0), envisagez de mettre à jour le firmware du TPM ou de changer la version dans le BIOS/UEFI (si cette option existe). Ce n’est toutefois pas toujours possible, car le problème peut venir du matériel lui-même. Vérifiez bien si le firmware de votre TPM peut être mis à niveau.
Préparer l’avenir grâce au TPM
Vérifier la présence et la version d’une puce TPM est indispensable pour sécuriser les systèmes Windows modernes et préparer la mise à niveau vers Windows 11. Que ce soit pour BitLocker, le démarrage sécurisé ou les audits de conformité, plusieurs outils permettent d’évaluer de façon fiable l’état du TPM.
En choisissant la méthode la mieux adaptée à leur façon de travailler, interface graphique pour les contrôles rapides ou outils scriptables pour les audits à grande échelle, les administrateurs informatiques peuvent simplifier la validation du TPM, réduire la charge de support et s’assurer que les systèmes respectent les normes actuelles de sécurité et de conformité.
Guide de démarrage rapide
Plusieurs approches permettent de vérifier la présence d’une puce TPM dans NinjaOne :
1. NinjaOne propose un script intitulé « Check Windows 11 Upgrade Compatibility » qui aide à contrôler l’état du TPM. Ce script vérifie si un ordinateur est en mesure de passer à Windows 11, ce qui nécessite une puce TPM 2.0.
2. Bien que cela ne soit pas explicitement décrit dans la documentation, vous pouvez sans doute utiliser les capacités de scripting de NinjaOne pour exécuter les commandes Windows standard de vérification de l’état du TPM.
Manuellement, vous pouvez vérifier la présence d’une puce TPM sur un PC Windows à l’aide de ces méthodes :
– Ouvrir la console de gestion du TPM (tpm.msc)
, Utiliser la commande PowerShell de Windows : Get-TPM
, Consulter les paramètres du BIOS/UEFI
