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Quelles données d’entreprise faut-il sauvegarder ?

par Team Ninja
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Points clés

  • Une stratégie de sauvegarde complète protège l’ensemble des environnements d’exploitation, des configurations, des outils SaaS et des journaux système, et non uniquement les fichiers de base.
  • La priorisation ciblée des données concentre les politiques de sauvegarde sur les documents financiers essentiels, les bases de données clients et les fichiers soumis à des obligations de conformité.
  • Les modèles hybrides 3-2-1 associent un stockage local, pour une restauration rapide, à des sauvegardes cloud assurant une redondance hors site et une résilience face aux ransomware.
  • Une planification alignée sur l’activité définit les objectifs de temps et de point de restauration tout en optimisant le coût total de possession plutôt que le seul prix du stockage.
  • Les plateformes de gestion unifiée regroupent sauvegarde, gestion des correctifs et sécurité des terminaux afin d’éviter la multiplication des outils dans l’environnement.

La sauvegarde des données d’entreprise doit couvrir quatre domaines : les fichiers métier et documents financiers essentiels, les configurations des applications et des bases de données, les données SaaS et cloud, ainsi que des éléments souvent négligés comme les profils utilisateurs, les autorisations et les journaux d’audit. Sauvegarder les fichiers en laissant de côté les systèmes, les applications et les configurations crée des failles dans votre dispositif de sauvegarde. Ces failles n’apparaissent qu’au moment d’une restauration, quand il est trop tard pour les corriger.

Quelles données une entreprise doit-elle sauvegarder ?

Dans une entreprise, toutes les données comptent et doivent être sauvegardées. Il est toutefois particulièrement important de disposer de plusieurs copies des fichiers indispensables au bon déroulement de vos activités.

Cela concerne les fichiers métier essentiels : documents, feuilles de calcul et présentations. Vous devez également disposer d’une sauvegarde complète de vos documents financiers et de vos factures, ainsi que de vos données clients et opérationnelles. Par ailleurs, si votre entreprise est soumise à des exigences réglementaires et de conformité, vous devez aussi sauvegarder certaines informations, selon les règles qui s’appliquent à vous.

Quels volets de l’activité faut-il sauvegarder ?

  • Systèmes et environnements d’exploitation : cela inclut les serveurs et les postes de travail qui peuvent contenir des documents, des feuilles de calcul et des présentations nécessaires aux opérations quotidiennes de votre entreprise.
  • Applications et données logicielles : cela inclut les données issues des applications critiques, des bases de données et des fichiers de configuration. Ces données vous permettent de continuer à utiliser tous les outils indispensables au fonctionnement de votre activité.
  • Données SaaS et cloud : cela inclut les données des plateformes de messagerie, des systèmes de stockage cloud et des outils collaboratifs. Ces fichiers résident dans le cloud et ne sont pas toujours protégés. Ils nécessitent des stratégies de sauvegarde cloud supplémentaires pour garantir leur protection.
  • Données cachées et oubliées : cela inclut les profils utilisateurs et les autorisations, les journaux et données d’audit, ainsi que les configurations d’intégration. Leur importance n’est pas toujours évidente au premier abord, mais ne pas les sauvegarder peut rendre une restauration complète plus lente et plus difficile.

L’importance de sauvegarder les fichiers de l’entreprise

La perte de données a un impact négatif direct sur votre activité. Elle peut entraîner une interruption des opérations, une baisse de productivité et la perte d’informations clients, autant de facteurs susceptibles d’affecter vos ventes et votre réputation. De plus, si vous êtes soumis à des exigences réglementaires, une perte de données peut mettre votre conformité en péril.

Les indicateurs clés pour orienter votre plan de sauvegarde :

  • RPO (recovery point objective) : le volume de données que vous pouvez vous permettre de perdre, mesuré en temps (par exemple, perdre 1 heure de transactions contre 24 heures). Cet indicateur détermine la fréquence de vos sauvegardes.
  • RTO (recovery time objective) : la durée pendant laquelle vos systèmes peuvent rester indisponibles avant que l’entreprise ne subisse des dommages critiques. Cet indicateur détermine votre vitesse de restauration.

Des plans complets de sauvegarde des données permettent d’éviter ces situations. Ils garantissent que les données de votre entreprise peuvent être restaurées rapidement et de façon fiable.

Sauvegarde cloud ou sauvegarde locale en entreprise

La sauvegarde cloud

Une sauvegarde cloud est automatique et évolutive. Elle offre aussi une protection hors site, ce qui la rend plus économique et plus pratique pour vos équipes. Les utilisateurs peuvent accéder à la sauvegarde où qu’ils soient, et vous n’avez pas à prévoir d’espace ni de budget de maintenance pour un serveur sur site. Gardez à l’esprit que la plupart des plateformes cloud fonctionnent selon un modèle de responsabilité partagée : le fournisseur garantit la disponibilité de l’infrastructure, mais la restauration de vos données supprimées par erreur ou corrompues reste à votre charge.

La sauvegarde locale

Un serveur local vous offre des temps de restauration plus rapides et un contrôle total sur vos données. Vous ne dépendez pas non plus d’une connexion Internet, contrairement à une sauvegarde cloud. En revanche, une sauvegarde locale est plus difficile à faire évoluer et coûte davantage en espace et en maintenance. Comme aucune de ces deux approches ne couvre à elle seule tous les scénarios de panne, la plupart des entreprises appliquent la règle de sauvegarde 3-2-1 : trois copies de vos données, sur deux types de stockage différents, dont au moins une copie conservée hors site ou immuable.

La règle de sauvegarde 3-2-1 en bref :

  • 3 copies de vos données (1 principale + 2 sauvegardes)
  • 2 types de supports différents (par exemple, serveur local + stockage cloud)
  • 1 copie conservée hors site ou immuable (protégée contre les sinistres physiques locaux et les ransomware)

Combien coûtent les services de sauvegarde pour les entreprises ?

Le coût des services de sauvegarde pour les entreprises varie selon plusieurs facteurs, qui évoluent à mesure que votre activité se développe. Parmi eux :

  • le volume de données et les exigences techniques des systèmes ;
  • le nombre d’appareils ou de systèmes ;
  • les fréquences de sauvegarde et les politiques de conservation ;
  • d’autres fonctionnalités, comme la sécurité et l’automatisation.

Évaluer le coût total de possession (TCO)

Lorsque vous évaluez les coûts, ne vous limitez pas au prix du stockage au gigaoctet. Tenez compte des coûts cachés liés à l’interruption d’activité :

  • Frais de sortie et de restauration : certains fournisseurs cloud facturent le téléchargement de grands volumes de données lors d’une restauration.
  • Coût de l’interruption face à la rapidité : un processus de restauration moins cher mais plus lent peut permettre des économies mensuelles, tout en coûtant des milliers d’euros par heure en perte de productivité en cas de panne.

Les erreurs de sauvegarde les plus courantes en entreprise

Voici quelques erreurs que les entreprises commettent souvent en matière de sauvegarde des données. Les éviter améliorera nettement la fiabilité de votre dispositif et augmentera le taux de réussite des restaurations.

  • Sauvegarder les fichiers de l’entreprise mais pas les systèmes : intégrez des sauvegardes complètes du système et du système d’exploitation, pas seulement au niveau des fichiers.
  • Négliger les données cloud et SaaS : ajoutez une sauvegarde SaaS dédiée pour Microsoft 365, Google Workspace et les autres applications cloud.
  • N’utiliser qu’une seule méthode de sauvegarde : combinez local et cloud, ou sauvegarde de fichiers et sauvegarde d’image système, pour une protection en couches.
  • Ne pas tester les processus de restauration : planifiez des tests de restauration réguliers pour confirmer que les sauvegardes fonctionnent réellement.
  • Oublier les politiques de conservation : définissez des durées de conservation en fonction de vos besoins de conformité et de la vitesse à laquelle vos données évoluent.

Protégez vos informations avec les bonnes solutions de sauvegarde d’entreprise

La sauvegarde des données d’entreprise ne consiste pas seulement à copier des fichiers. Vous devez protéger les systèmes, les applications et les données cloud pour garantir une restauration complète. Une stratégie simple, associant sauvegardes locales et cloud, offre le meilleur équilibre entre fiabilité et efficacité. Les entreprises qui définissent clairement ce qu’elles doivent sauvegarder sont mieux préparées à gérer une perte de données et à maintenir leur activité.

Guide de démarrage rapide

NinjaOne propose deux solutions de sauvegarde complètes pour protéger les données de votre entreprise :

  1. NinjaOne SaaS Backup* (dans le cloud)*
    Protège les données d’entreprise hébergées dans le cloud grâce à des sauvegardes incrémentielles automatisées :
    Principales fonctionnalités :

    • jusqu’à 3 sauvegardes par jour
    • chiffrement AES 256 bits au repos et en transit
    • prise en charge de la MFA (authentification forte)
    • recherche avancée avec plus de 20 critères
    • restaurations à un instant précis
    • options de restauration, de migration ou de téléchargement
    • fonctions de conformité et d’archivage (avec le plan Backup + Archiving)
  2. NinjaOne Device Backup* (local et cloud)*
    Protège les données des terminaux grâce à des sauvegardes d’image système et de fichiers :
    Fonctionnalités :

    • options de sauvegarde d’image système et de fichiers
    • contrôles de limitation de la bande passante
    • options de stockage local et cloud
    • capacités de restauration granulaire

Les deux solutions s’intègrent directement à NinjaOne pour une gestion et une supervision centralisées.

Sujets connexes :

FAQs

Les données les plus importantes à sauvegarder sont les fichiers critiques pour l’activité, les bases de données, les dossiers clients, les données financières, ainsi que les données applicatives et les configurations système qui seraient les plus coûteuses, voire impossibles, à recréer en cas de perte. Les entreprises doivent hiérarchiser leurs données en fonction de leur RTO (recovery time objective) et de leur RPO (recovery point objective).

Oui. Les données cloud doivent absolument être sauvegardées, malgré l’idée très répandue selon laquelle les plateformes cloud protégeraient automatiquement contre la perte de données. La plupart des fournisseurs cloud fonctionnent selon un modèle de responsabilité partagée : ils garantissent la disponibilité de l’infrastructure, mais ne protègent pas contre les suppressions accidentelles, les ransomware, les actes malveillants internes ou la corruption de données pendant la période de conservation.

Une sauvegarde Office 365 tierce coûte généralement entre 2 et 6 dollars par utilisateur et par mois, selon les durées de conservation, les limites de stockage et l’inclusion ou non de l’archivage de conformité. Il existe aussi des options facturées à la consommation (comme Microsoft 365 Backup en natif), aux alentours de 0,15 dollar par Go et par mois. Maîtriser ces coûts suppose de déterminer si une tarification par utilisateur ou au volume de stockage offre la meilleure efficacité globale au regard de votre volumétrie de données.

Cela dépend. La fréquence de sauvegarde doit être déterminée par le RPO (recovery point objective) de chaque entreprise. Les données opérationnelles qui changent en permanence, comme les bases de données, les transactions financières et les dossiers clients, nécessitent généralement des sauvegardes toutes les quelques heures, voire en continu, alors que des données d’archives statiques peuvent se contenter de sauvegardes quotidiennes ou hebdomadaires. Un calendrier de vérification structuré permet d’aligner la fréquence des sauvegardes sur les besoins réels de restauration, plutôt que sur des plannings arbitraires susceptibles de laisser des failles critiques.

Non. Une approche hybride, associant sauvegardes cloud et locales, offre une protection nettement plus solide. Les sauvegardes locales permettent une restauration rapide dans les scénarios de panne les plus courants, sans dépendre de la bande passante Internet ni des frais de sortie cloud susceptibles de ralentir les restaurations à grande échelle. La sauvegarde cloud apporte la redondance hors site et la résilience face aux ransomware qu’un stockage uniquement local ne peut pas offrir. La stratégie de sauvegarde 3-2-1 constitue donc la norme minimale recommandée pour les entreprises qui ne peuvent se permettre ni interruption prolongée ni perte de données.

Gérer la sauvegarde, la gestion des correctifs et la sécurité des terminaux depuis une seule console unifiée évite la multiplication des outils, réduit la charge administrative et garantit que les appareils nouveaux ou distants sont automatiquement intégrés aux politiques de sauvegarde dès leur connexion au réseau.

Les entreprises doivent évaluer les solutions de sauvegarde selon des critères opérationnels et financiers clés :

  • Structure des coûts : déterminez si une tarification par appareil, par utilisateur ou à la consommation (au To) offre le meilleur coût total de possession pour votre architecture.
  • Conformité et sécurité : assurez-vous que la plateforme prend en charge le chiffrement AES 256 bits au repos et en transit, l’immuabilité, le contrôle d’accès basé sur les rôles et des politiques de conservation conformes.
  • Assistance et fiabilité du fournisseur : privilégiez une assistance technique 24h/24 et 7j/7, des SLA clairs et une vérification automatisée des restaurations afin d’éviter les échecs de sauvegarde silencieux.
  • Exigences de RTO et de RPO : choisissez une solution qui équilibre la rapidité de restauration locale et la redondance cloud hors site pour respecter vos objectifs de temps de restauration.

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