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Que sauvegarde vraiment une sauvegarde complète du système ?

par Team Ninja
what is a full backup

À l’ère du tout numérique, les données sont devenues un actif extrêmement précieux pour les entreprises de tous les secteurs, qu’il s’agisse de sociétés commerciales, d’établissements de santé ou d’institutions publiques.

Protéger ces données est donc devenu une priorité absolue pour les équipes informatiques et les MSP. Parmi les nombreuses tactiques de sécurité des données employées par les administrateurs et les spécialistes de la cybersécurité figure la sauvegarde complète des systèmes de leurs clients, afin d’éviter toute perte de données et de maintenir la continuité des opérations. Avant que votre équipe informatique n’adopte cette mesure, il est toutefois essentiel de comprendre comment fonctionne réellement une sauvegarde complète du système.

Dans ce guide, nous répondrons à la question « qu’est-ce qu’une sauvegarde complète ? », nous verrons ce qu’elle inclut et ce qu’elle exclut, quels sont ses avantages et ses inconvénients, ainsi que les bonnes pratiques recommandées pour en maximiser l’efficacité.

La portée réelle d’une sauvegarde complète du système

Pour cerner l’étendue réelle d’une sauvegarde complète, il faut d’abord comprendre ce qu’elle est et comment elle fonctionne.

Une sauvegarde complète, aussi appelée sauvegarde intégrale, consiste à créer des copies de l’ensemble d’un jeu de données, qu’il provienne d’un seul terminal ou de tout un système d’entreprise, puis à les stocker sur un support physique ou dans le cloud. En créant une copie intégrale, les équipes informatiques et leurs clients peuvent restaurer les données à un état antérieur lorsque c’est nécessaire. Les entreprises peuvent ainsi se remettre plus efficacement d’incidents impliquant des données perdues, volées, supprimées ou corrompues, et reprendre plus rapidement leurs activités normales.

Cependant, comme une sauvegarde complète copie toutes les données comprises dans un périmètre défini, les utilisateurs peuvent supposer qu’elle englobe absolument toutes les données associées à un système

Ce que contient une sauvegarde complète du système

En réalité, une sauvegarde complète du système inclut les composants essentiels à son fonctionnement et à sa restauration. Ces composants essentiels sont les suivants :

  • fichiers du système d’exploitation
  • applications installées
  • configurations et paramètres système
  • comptes et profils utilisateurs
  • fichiers et dossiers stockés sur le système
  • configuration de démarrage et état du système

Ce qu’une sauvegarde complète du système laisse de côté

Selon la configuration de la sauvegarde et le périmètre défini, certaines données peuvent être exclues d’une sauvegarde complète du système. En voici des exemples courants :

  • Drive externes
  • données hébergées dans le cloud
  • fichiers temporaires ou en cache
  • stockage réseau non mappé

Les raisons de ces exclusions

Les sauvegardes complètes du système peuvent exclure certaines données pour les raisons suivantes :

  • Aucune importance réelle

Si une entreprise ou une équipe informatique n’a pas besoin de ces données pour ses opérations, il y a fort à parier qu’elles ne seront pas intégrées au processus de sauvegarde complète.

  • Reconstruction automatique possible

Certains types de données, comme les fichiers générés par le système et les données en cache, sont recréés automatiquement par les systèmes d’exploitation ou les applications : il devient alors inutile de les sauvegarder.

  • Sécurité et complexité

Certains types de données nécessitent un traitement distinct, car des données corrompues ou compromises pourraient nuire à la fiabilité des opérations de sauvegarde et de restauration.

  • Amélioration des performances de sauvegarde

Comme les sauvegardes complètes copient des jeux de données entiers, le processus peut être long et exiger énormément d’espace de stockage. C’est pourquoi elles excluent parfois certaines données pour gagner en rapidité et en efficacité de stockage.

En sachant ce que les sauvegardes complètes incluent et excluent, et pourquoi, les administrateurs et les utilisateurs cernent mieux les atouts et les angles morts de leurs plans de protection des données.

Les types de sauvegardes complètes du système

Les utilisateurs et les administrateurs peuvent réaliser des sauvegardes complètes du système à l’aide de différentes méthodes et technologies. Les exemples ci-dessous présentent les types de sauvegardes complètes les plus courants, ainsi que des approches connexes qui répondent à divers besoins de restauration et de protection des données.

Sauvegarde complète active

Ce type de sauvegarde crée une copie entièrement nouvelle d’un jeu de données directement à partir de la source. Comme elle consomme beaucoup de ressources (réseau et stockage fortement sollicités), on l’utilise généralement pour la toute première sauvegarde.

Sauvegarde complète synthétique

Ce type lit et recrée un jeu de données à partir d’une sauvegarde existante ou d’une sauvegarde incrémentielle ultérieure. Il convient donc parfaitement aux clients qui souhaitent obtenir une copie intégrale en mobilisant moins de ressources.

Sauvegarde complète miroir

Ce type recrée une réplique exacte, un « miroir », d’un jeu de données, avec ses configurations et ses suppressions. Il est idéal pour les utilisateurs qui recherchent une restauration rapide et un accès direct.

Sauvegarde complète basée sur une image

Ce type crée une réplique au niveau de l’image d’un secteur ou d’un système, systèmes d’exploitation, applications et configurations compris. Il est donc idéal pour la reprise d’activité après incident.

Sauvegarde au niveau des fichiers

Ce type adopte une approche granulaire de la sauvegarde et de la restauration en copiant une sélection de fichiers et de dossiers plutôt que l’intégralité du jeu de données. Il est donc particulièrement adapté à la restauration de fichiers individuels.

Sauvegarde incrémentielle inversée

Enfin, cette approche met à jour une sauvegarde existante avec les dernières modifications tout en conservant les points de restauration antérieurs. La version la plus récente des données reste ainsi immédiatement disponible pour la restauration, sans que les versions historiques soient perdues.

Le choix de la méthode ou de l’approche dépend de vos objectifs de restauration, de vos exigences opérationnelles et des ressources dont vous disposez. Bien comprendre les forces et les compromis de chaque option vous aidera à bâtir une stratégie de sauvegarde réellement adaptée à vos besoins.

Sauvegarde complète, incrémentielle et différentielle : quelles différences ?

Malgré leur fiabilité et la rapidité de restauration qu’elles offrent, les sauvegardes complètes mobilisent beaucoup de ressources : espace de stockage, bande passante réseau et temps. Plutôt que de les exécuter fréquemment, il est donc recommandé de les associer à des sauvegardes incrémentielles ou différentielles.

Les différents types de sauvegardes :

  • Une sauvegarde complète copie l’intégralité d’un jeu de données.
  • Une sauvegarde incrémentielle ne copie que les données modifiées depuis la dernière sauvegarde.
  • Une sauvegarde différentielle se situe entre les deux : après la sauvegarde complète initiale, toutes les modifications ultérieures sont copiées.

Une stratégie de sauvegarde bien conçue ne doit pas reposer uniquement sur la recréation et le stockage régulier de toutes les données. Elle doit aussi intégrer d’autres types de sauvegardes pour garantir une copie et une restauration efficaces.

Bonnes pratiques de sauvegarde et de restauration système

La connaissance appelle la pratique. Une fois que vous maîtrisez le fonctionnement des sauvegardes complètes du système, votre équipe et vous pourrez élaborer des stratégies qui protègent les données de vos clients et permettent de les restaurer vite et bien lorsqu’un incident survient à l’improviste.

Voici nos bonnes pratiques pour vos plans de sauvegarde et de restauration système.

Planifiez des sauvegardes complètes et incrémentielles régulières

Pour déterminer la fréquence de votre planning de sauvegarde, tenez compte de facteurs tels que les heures d’ouverture, le volume de stockage et les durées de conservation des données.

Stockez vos sauvegardes à plusieurs emplacements

Appliquez la règle 3-2-1 de la sauvegarde des données : créez 3 copies et conservez-les sur 2 supports sur site et 1 support hors site.

Testez régulièrement les procédures de restauration

Assurez-vous que vos données de sauvegarde restent fiables en testant régulièrement la restauration. Définissez un RTO (recovery time objective) et un RPO (recovery point objective) qui serviront de références de configuration pour mesurer votre réussite.

Protégez les données de sauvegarde contre les accès non autorisés

Limitez l’accès aux données de sauvegarde à un nombre restreint de personnes au sein de votre équipe. Définissez des rôles clairs et attribuez-les en conséquence. Mettez également en place des mesures de sécurité robustes : mots de passe, chiffrement et MFA (authentification forte).

Vérifiez que vos sauvegardes couvrent tous les systèmes critiques

Ne partez jamais du principe que toutes les données du système ont été copiées et stockées. Faites systématiquement l’inventaire du contenu de vos sauvegardes, en particulier pour repérer les données essentielles au fonctionnement du système qui viendraient à manquer.

Idées reçues sur les sauvegardes complètes du système

Bien souvent, le mauvais usage des sauvegardes complètes vient d’une mauvaise compréhension de leur fonctionnement. Voici quelques idées reçues fréquentes à leur sujet.

Idée reçue n° 1 : une sauvegarde complète inclut toutes les données, partout

Une sauvegarde complète n’inclut pas nécessairement toutes les données associées à un système. Les données sauvegardées dépendent du périmètre et des politiques configurés, qui peuvent inclure ou exclure certains fichiers, emplacements ou systèmes selon les besoins de l’entreprise.

Idée reçue n° 2 : les données du cloud sont incluses automatiquement

Les données du cloud sont généralement conservées dans leur propre espace de stockage, distinct des systèmes sauvegardés. Les sauvegardes complètes du système ne les couvrent pas forcément, sauf si la solution de sauvegarde et sa configuration sont spécifiquement conçues pour protéger ces ressources cloud.

Idée reçue n° 3 : une seule sauvegarde suffit pour une protection à long terme

Il est déconseillé de confier vos données de sauvegarde à un unique support de stockage : celui-ci reste exposé à de multiples menaces externes, comme le vol, la corruption des données et les dommages physiques.

Idée reçue n° 4 : les sauvegardes complètes dispensent de tout test

Sans contrôle régulier, la santé et l’intégrité d’une sauvegarde complète peuvent se dégrader, avec à la clé la perte potentielle de données essentielles.

Idée reçue n° 5 : les sauvegardes système incluent toujours les appareils externes

Comme pour les données du cloud, les appareils externes ne sont pas automatiquement couverts par une sauvegarde complète. Leur protection dépend du périmètre et de la configuration de sauvegarde définis pour le système.

Rectifier notre vision du fonctionnement des sauvegardes complètes aide grandement à recalibrer nos stratégies de sauvegarde et, par ricochet, à renforcer notre infrastructure et nos protocoles de protection des données.

Conclusion

Une sauvegarde complète copie l’intégralité du jeu de données d’un système, mais cela ne signifie pas que toutes les formes de données entrent dans son périmètre. En comprenant ce qu’une sauvegarde complète inclut et exclut, les utilisateurs et les administrateurs évaluent bien mieux l’efficacité et la fiabilité globales de leurs stratégies et politiques de sauvegarde.

En définitive, réaliser des sauvegardes complètes ne consiste pas seulement à protéger vos données et à préserver leur intégrité. Il s’agit aussi de savoir précisément ce que couvre votre périmètre de sauvegarde et de vérifier qu’il correspond à vos exigences de restauration et de protection des données.

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FAQs

Non. Une sauvegarde complète du système couvre généralement les données et les composants système définis dans un périmètre de sauvegarde : fichiers du système d’exploitation, applications, configurations et données utilisateur. Selon la configuration retenue, certaines données peuvent être exclues.

Dans bien des cas, oui. Une sauvegarde complète du système permet de restaurer un système à un état antérieur sauvegardé, à condition qu’elle contienne les composants système nécessaires et qu’elle ait été correctement entretenue et testée.

Ni l’une ni l’autre n’est supérieure. En effet, il est largement recommandé de combiner les deux types pour couvrir à la fois le jeu de données du système et ses modifications.

La fréquence dépend largement de facteurs tels que le volume de stockage, le RTO (recovery time objective) et le RPO (recovery point objective), mais un rythme hebdomadaire ou mensuel est le plus souvent recommandé.

Pas toujours. Certaines sauvegardes complètes incluent les données du cloud, d’autres non. Tout dépend de la solution de sauvegarde et de sa configuration.

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