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Comment gérer les vulnérabilités auprès d’effectifs distants

par Team Ninja
How to Manage Vulnerabilities Across Remote Workforces

Points clés

  • La plupart des outils de gestion des vulnérabilités ont été conçus pour des infrastructures centralisées : ils peinent donc à maintenir une visibilité constante sur les terminaux distants.
  • Une gestion efficace des vulnérabilités à distance commence par savoir quels appareils composent votre environnement, dans quel état ils se trouvent et s’il leur manque des correctifs essentiels, quel que soit l’endroit depuis lequel ils se connectent.
  • La gestion des vulnérabilités native du cloud est idéale pour les employés en mode hybride, car elle permet d’atteindre et de surveiller les appareils distants sans dépendre d’un accès au réseau de l’entreprise ni d’une connexion VPN.
  • Les processus de remédiation automatisés évitent que les appareils distants prennent du retard sur les correctifs critiques et réduisent la charge manuelle liée à la gestion de centaines de terminaux distants.
  • Un reporting fragmenté complique l’évaluation précise du niveau de risque d’un environnement.

Maintenant que les employés des grandes entreprises sont répartis entre bureaux à domicile, espaces de coworking et environnements cloud, la gestion des vulnérabilités à distance est le seul moyen pour les équipes informatiques de protéger leurs terminaux des menaces liées à une équipe distribuée, et elles sont nombreuses.

Appareils non gérés, mises à jour tardives, visibilité insuffisante sur les terminaux, problèmes de configuration : ce ne sont là que quelques-uns des obstacles auxquels se heurtent quotidiennement les entreprises ayant adopté le travail hybride. Pire encore, beaucoup d’entre elles s’appuient toujours sur des processus de sécurité pensés pour des environnements centralisés.

Ce guide vous explique comment gérer les vulnérabilités au sein d’effectifs distants et passe en revue les erreurs les plus courantes commises par les grandes entreprises en matière de sécurité des terminaux distants.

Pourquoi la gestion des vulnérabilités est si complexe avec des employés à distance

Gérer les vulnérabilités au sein d’effectifs distants n’a rien de simple. La plupart des grandes entreprises jonglent simultanément avec un ensemble hétéroclite d’ordinateurs portables distants, d’appareils connectés au cloud, de systèmes de fournisseurs et d’applications SaaS, chacun avec ses propres schémas de connectivité, structures de propriété et exigences de conformité.

Cette diversité rend à elle seule la standardisation difficile dès le départ. Ajoutez à cela le fait que tous ces appareils sont connectés à des réseaux différents, et vous obtenez un problème de visibilité que les outils de sécurité traditionnels ne peuvent tout simplement pas résoudre.

Dès qu’une équipe informatique perd de vue un terminal, les problèmes s’accumulent très vite. Les correctifs prennent du retard parce que l’appareil est injoignable. La couverture devient inégale d’un segment d’appareils à l’autre, et le reporting se dégrade au point qu’il devient presque impossible d’évaluer précisément le niveau de risque de votre entreprise.

Tous ces problèmes mènent à un même constat : les processus traditionnels de gestion des vulnérabilités ne sont pas conçus pour les environnements distribués dans lesquels évoluent aujourd’hui la plupart des entreprises. Ils ont été pensés pour des infrastructures centralisées, où tous les terminaux sont reliés à un réseau unique.

La meilleure approche consiste à considérer les terminaux distants comme des composants permanents de votre infrastructure, et non comme des exceptions temporaires.

Instaurer une visibilité sur les terminaux dans un environnement de travail hybride

La première étape pour sécuriser des effectifs distants consiste à établir une visibilité : après tout, on ne peut pas protéger ce que l’on ne voit pas.

Faute d’un environnement centralisé, votre équipe ne peut pas se contenter des stratégies classiques de suivi des actifs. Elle doit partir du principe que tous les terminaux passeront beaucoup de temps hors du réseau, en se connectant via des réseaux que vous ne contrôlez pas, depuis des lieux que vous ne pouvez pas toujours surveiller.

Gardez la trace de tous vos terminaux

Dans un environnement de travail distribué, une connaissance continue des terminaux est indispensable. Au minimum, votre équipe doit pouvoir répondre à tout moment aux questions suivantes :

  • Quels terminaux composent votre environnement, y compris les systèmes appartenant à l’entreprise et ceux de tiers ?
  • Quel est l’état de santé actuel de chaque terminal ? Quel est son niveau de sécurité global, et observe-t-on des signes de dérive de configuration ?
  • Quels appareils n’ont pas reçu les correctifs critiques ?
  • Des logiciels vulnérables ou obsolètes sont-ils exécutés sur vos terminaux ?
  • À qui appartient chaque appareil ? À un employé, à un sous-traitant ou à un fournisseur ?
  • Depuis où vos terminaux fonctionnent-ils ? S’agit-il de réseaux de confiance ?

L’état de santé des terminaux évolue rapidement, surtout lorsque les appareils restent longtemps en dehors du réseau de l’entreprise. Sans cette visibilité, il devient difficile d’identifier les failles de sécurité et de hiérarchiser les actions de remédiation.

Ne perdez pas de vue vos appareils hors réseau

L’un des plus grands défis du travail hybride tient au fait que les terminaux passent l’essentiel de leur temps hors du réseau, ce qui vous empêche d’utiliser les outils d’analyse et de surveillance traditionnels pour les suivre.

S’appuyer sur des modèles de visibilité basés sur le périmètre est une erreur fréquente en matière de sécurité à distance. Si vos outils de surveillance dépendent de la connexion des terminaux au réseau de l’entreprise, les angles morts sont inévitables.

Pour combler cette lacune, votre équipe doit trouver d’autres moyens de maintenir la visibilité. Concrètement :

  • utiliser des outils de visibilité basés sur le cloud qui ne dépendent pas d’une connexion VPN
  • activer des remontées d’informations continues depuis les terminaux, où qu’ils se trouvent
  • recourir à des capacités d’analyse à distance fonctionnant via Internet
  • garantir que tous les terminaux peuvent communiquer en toute sécurité avec les systèmes de gestion, depuis n’importe où

L’objectif est simple : votre équipe doit pouvoir voir et gérer un appareil qu’il soit au bureau, à domicile ou en déplacement.

Identifiez les systèmes distants à haut risque

Avec des centaines de terminaux distants à gérer et à surveiller, il peut être difficile de déterminer lesquels traiter en priorité. Certains appareils accèdent à des données sensibles ou à des systèmes critiques, tandis que d’autres ne sont que de simples postes de travail présentant un faible risque en cas de compromission.

Toute la question est de savoir faire la différence. Vous devez donner la priorité à la visibilité sur :

  • les appareils des utilisateurs à privilèges, qui accèdent à des systèmes sensibles
  • les terminaux des dirigeants, souvent visés par des attaques sophistiquées
  • les systèmes des sous-traitants et des tiers, dont les contrôles de sécurité varient
  • les applications et systèmes exposés sur Internet, soumis aux menaces externes
  • les appareils critiques pour l’activité, qui soutiennent les opérations essentielles

Vous devez accorder une attention particulière aux systèmes des sous-traitants et des tiers, car ils constituent l’une des sources de risque les plus souvent négligées dans les grandes entreprises. Ces appareils échappent généralement aux politiques de gouvernance standard et ne respectent donc pas toujours les normes de configuration.

Savoir quels terminaux prioriser aide votre équipe à rester efficace et garantit que vos actifs les plus critiques reçoivent l’attention nécessaire, même lorsque les ressources sont limitées.

Coordonner la remédiation des vulnérabilités dans des environnements distribués

Pouvoir surveiller vos terminaux en continu, où qu’ils soient, ne représente que la moitié du travail en matière de gestion des vulnérabilités à distance. Une fois que vous savez où se situent vos vulnérabilités, il vous faut une méthode fiable et reproductible pour les corriger dans un environnement distribué.

Standardisez vos processus de remédiation à distance

Les processus de gestion des vulnérabilités à distance les plus efficaces s’appuient sur des procédures de remédiation standardisées, notamment :

  • Déploiement de mise à jour : s’assurer que les mises à jour sont correctement livrées, même aux appareils hors réseau.
  • Validation des terminaux : vérifier que les correctifs ont bien été appliqués et que les systèmes sont stables.
  • Réévaluation des vulnérabilités : confirmer que les risques ont été entièrement traités après la remédiation.
  • Gestion des escalades : remettre en avant les problèmes non résolus
  • Coordination des retours arrière : au cas où les mises à jour rendraient les terminaux instables ou casseraient des fonctionnalités du système.

Sans processus clairement définis, vos actions de remédiation finissent par être irrégulières, tardives, voire incomplètes.

Suivez de près l’avancement des mises à jour et de la remédiation

Ce n’est pas parce qu’un correctif a été déployé que le travail est terminé. Vous devez ensuite le surveiller pour savoir s’il a réussi, échoué ou s’il n’a tout simplement jamais atteint l’appareil.

Les appareils distants ont tendance à rester vulnérables plus longtemps que les systèmes gérés de façon centralisée, car ils sont plus difficiles à atteindre. Sans suivi actif, ces retards se transforment vite en risques sérieux.

Votre équipe doit suivre :

  • l’état du déploiement des correctifs sur l’ensemble des terminaux et environnements
  • les mises à jour de sécurité manquantes ou retardées, en particulier pour les vulnérabilités critiques
  • les niveaux de conformité des terminaux, afin que tous les systèmes respectent les références de configuration de sécurité
  • les échecs de remédiation, qui peuvent révéler des problèmes plus profonds de connectivité ou de configuration

Une surveillance régulière vous permet de détecter les problèmes tôt et d’éviter que des vulnérabilités ne persistent dans votre environnement. Elle vous donne aussi une vision claire et en temps réel de l’efficacité de vos actions de remédiation.

Anticipez les échecs de la remédiation à distance

Les mises à jour ratées et l’instabilité des terminaux sont fréquentes dans les environnements distribués : disposer de plans de récupération et de retour arrière est donc essentiel. Votre équipe doit se préparer à :

  • des mises à jour à distance échouées, où les correctifs n’ont pas été installés correctement
  • une instabilité des terminaux, comme des problèmes de performance ou des plantages après les mises à jour
  • des interruptions de l’accès à distance qui empêchent de poursuivre la remédiation ou le dépannage
  • des conflits de correctifs dans des environnements aux configurations mixtes ou comportant des logiciels obsolètes

Des procédures de récupération claires permettent à votre équipe de réagir rapidement lorsque les choses ne se passent pas comme prévu, sans aggraver la situation.

Coordonner la remédiation des vulnérabilités auprès d’effectifs distants consiste moins à déployer des correctifs qu’à bâtir des processus évolutifs, efficaces quels que soient le lieu et la connectivité.

Les critères de choix d’une plateforme de gestion des vulnérabilités

Pour choisir la bonne plateforme de gestion des vulnérabilités, cherchez un outil conçu pour fonctionner et évoluer dans des environnements décentralisés, plutôt que de vous focaliser uniquement sur les fonctionnalités.

Il vous faut une plateforme capable de maintenir une visibilité constante sur tous vos terminaux et de coordonner la remédiation sur les terminaux hors réseau. Voici quelques-unes des capacités clés que votre outil de gestion des vulnérabilités doit offrir :

Une visibilité native du cloud

Votre plateforme doit vous permettre de surveiller les terminaux distants opérant hors réseau et vous donner de la visibilité sur les charges de travail cloud et les applications SaaS, afin qu’aucune partie de votre infrastructure distribuée n’échappe au regard de votre équipe.

Elle doit également faire le lien entre systèmes traditionnels et systèmes cloud de façon fluide, d’autant que la plupart des activités reposent aujourd’hui sur les deux.

Une synchronisation continue des données des terminaux

Les données des terminaux deviennent vite obsolètes, surtout lorsque des appareils passent en permanence d’un état connecté à déconnecté. Pour garantir l’exactitude de vos données, la solution de gestion des vulnérabilités que vous choisissez doit pouvoir :

  • exécuter des analyses de vulnérabilités récurrentes sans calendrier rigide
  • synchroniser régulièrement les terminaux, même lorsqu’ils ne sont pas connectés au réseau de l’entreprise
  • fournir un reporting en temps réel ou quasi réel
  • afficher clairement l’état des appareils

Plus vos données sont à jour, plus il est facile pour votre équipe d’identifier et de corriger les vulnérabilités cachées.

Une coordination automatisée de la remédiation

Coordonner manuellement la remédiation sur des centaines de terminaux distribués prend énormément de temps, et dans un paysage de menaces aussi rapide, chaque seconde compte. Cherchez une plateforme capable d’automatiser :

  • l’orchestration des correctifs
  • les processus de validation
  • le reporting

La priorisation basée sur le risque et la synchronisation des alertes sont tout aussi importantes : elles aident votre équipe à distinguer les vulnérabilités qui exigent une action immédiate de celles qui peuvent attendre un cycle de remédiation standard.

Reporting et gouvernance pour les grandes entreprises

Enfin, les capacités de reporting de votre plateforme doivent servir non seulement votre équipe sécurité, mais aussi votre direction. Elle doit proposer un tableau de bord exécutif qui traduit les constats techniques (niveaux de risque des terminaux, taux de conformité des correctifs, vulnérabilités en suspens) en indications utiles pour l’activité.

Votre plateforme doit aussi vous offrir une supervision centralisée de l’ensemble de vos effectifs distants, c’est-à-dire une vue consolidée de la conformité des terminaux : ordinateurs portables distants, systèmes connectés au cloud, appareils de sous-traitants et terminaux hybrides.

Maîtriser les risques de sécurité liés au télétravail

Le travail à distance introduit de nouveaux risques de sécurité que la plupart des solutions de sécurité des grandes entreprises n’avaient pas été conçues pour anticiper : réseaux domestiques peu sécurisés, appareils personnels non mis à jour ou encore applications relevant de l’informatique fantôme.

Toutes ces menaces élargissent la surface d’exposition aux attaques de votre entreprise et, contrairement aux infrastructures traditionnelles, votre équipe ne peut pas s’en sortir par la seule application de règles. Vous pouvez verrouiller au maximum tous vos terminaux professionnels, mais vous ne contrôlez ni le routeur par lequel ils se connectent, ni les autres appareils qui partagent ce réseau.

Pour combler cet écart, vous devrez agir sur deux fronts : appliquer des normes de sécurité cohérentes aux terminaux et sensibiliser vos employés au rôle qu’ils jouent dans la protection de votre environnement distribué.

Les appareils distants doivent répondre aux mêmes exigences de sécurité que leurs équivalents au bureau. Autrement dit, tous les terminaux hybrides doivent suivre la même cadence de mise à jour, les mêmes exigences de chiffrement et les mêmes politiques d’authentification que les systèmes sur site.

Le chiffrement intégral du disque doit également être imposé sur tous les appareils distants, et la MFA (authentification forte) doit s’appliquer aux demandes d’accès à distance. Les politiques de configuration doivent être revues régulièrement, et non laissées de côté, afin d’éviter toute dérive des terminaux.

Cela dit, même les meilleurs contrôles techniques ne peuvent rien contre l’erreur humaine. Les employés à distance comptent parmi les vecteurs d’attaque les plus souvent ciblés dans les environnements distribués.

Un rapport Lookout de 2023 a révélé que 13 % des employés à distance reconnaissent s’être fait piéger par une attaque de phishing en télétravail, ce qui n’a rien d’étonnant compte tenu des interruptions et des changements de contexte fréquents dans ce type de cadre.

Vous avez donc tout intérêt à intégrer une formation de sensibilisation à la sécurité dans votre programme de gestion des vulnérabilités à distance. Il ne s’agit pas de faire de chaque collaborateur un expert en sécurité, mais de lui apprendre à repérer une activité suspecte avant qu’elle ne débouche sur une compromission.

Fournissez à vos employés des consignes claires sur les bonnes pratiques d’accès à distance, le traitement responsable des données et l’hygiène des mots de passe. Ces habitudes permettent de combler les failles comportementales que les contrôles techniques ne peuvent tout simplement pas corriger.

Guide de démarrage rapide

NinjaOne peut vous aider à gérer les vulnérabilités auprès d’effectifs distants. Voici ce que NinjaOne propose en matière de gestion des vulnérabilités dans les environnements distants :

Gestion des correctifs

  • Analyse complète des correctifs sur les terminaux Windows, Mac et Linux
  • Prise en charge de plus de 6 000 logiciels tiers grâce à l’intégration WinGet
  • Détection automatique des correctifs et mises à jour de sécurité manquants
  • Approbation et déploiement des correctifs centralisés

Fonctionnalités axées sur la sécurité

  • Déploiement automatisé des correctifs pour réduire les fenêtres d’exposition
  • Gestion des correctifs basée sur des politiques, qui vous permet de configurer des mises à jour automatiques pour les correctifs de sécurité critiques
  • Suivi des dates de publication pour prioriser les vulnérabilités à haut risque
  • Visibilité au niveau de l’appareil, indiquant quels terminaux disposent de correctifs approuvés, en attente ou manquants

Construisez un programme durable de gestion des vulnérabilités à distance

Gérer les vulnérabilités auprès d’effectifs distants demande bien plus que d’étirer vos processus de sécurité existants. Les environnements dans lesquels évoluent aujourd’hui la plupart des grandes entreprises sont fondamentalement différents des infrastructures sur site pour lesquelles ces processus traditionnels ont été conçus.

Pour combler cet écart, il vous faut un programme de gestion des vulnérabilités à distance qui assure une visibilité continue sur les terminaux, permette une gouvernance native du cloud et coordonne automatiquement la remédiation.

Associez ces trois capacités à des employés sensibilisés à la sécurité, qui savent protéger leurs appareils, et vous disposerez d’une solution de sécurité qui évolue au rythme de votre infrastructure.

Sujets connexes :

FAQs

Les terminaux distants fonctionnent généralement en dehors du réseau de l’entreprise, ce qui rend bien plus difficile leur surveillance et l’application de politiques de sécurité cohérentes.

Lorsque vos employés sont dispersés, la surveillance réseau traditionnelle ne suffit plus à détecter tous les risques. La visibilité native du cloud comble cette lacune en gardant un œil sur les appareils et l’infrastructure, où qu’ils se trouvent.

Au minimum, les entreprises ont besoin d’une solide visibilité sur les terminaux, d’une gouvernance basée sur le cloud, d’une coordination de la remédiation et d’une synchronisation continue pour maintenir un bon niveau de sécurité auprès de leurs effectifs distants.

Le travail à distance ajoute une couche de complexité au déploiement des correctifs, à leur validation et à la gestion de la conformité des terminaux. Sans processus de remédiation coordonné, des vulnérabilités peuvent subsister dans votre environnement bien plus longtemps qu’elles ne le devraient.

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