/

Comment choisir les bonnes tâches à automatiser dans les flux de travail MSP

par Team Ninja
How to Prioritize the Right Tasks for Automation in MSP Workflows blog banner image
How to Prioritize the Right Tasks for Automation in MSP Workflows blog banner image

Essayez notre logiciel de gestion des terminaux n°1 sur G2

Pas de carte de crédit requise, accès complet à toutes les fonctionnalités.

Webinar

NinjaOne 12.0 Feature Updates: What You Need to Know

Automatisez les aspects les plus complexes de l'informatique

L’automatisation des tâches est toujours un levier puissant pour les fournisseurs de services gérés (MSP). Encore faut-il automatiser les bonnes tâches en priorité, sous peine de gaspiller du temps, des efforts et des ressources.

Dans cet article, découvrez comment hiérarchiser l’automatisation des flux de travail MSP grâce à un modèle de notation, des principes de conception modulaire, des exemples de scripts légers et des indicateurs de ROI (retour sur investissement) clairs.

Choisir les tâches MSP à automatiser en priorité

Vouloir tout automatiser au lieu de commencer par les bonnes tâches peut nuire à la croissance de l’entreprise. Voici plusieurs stratégies d’automatisation pour les MSP, afin de bâtir un cadre qui aide les équipes à déterminer ce qui doit passer avant le reste.

🎥 Ce guide visuel montre à l’écran comment choisir les bonnes tâches à automatiser dans les flux de travail MSP.

Stratégie n° 1 : appliquer un cadre de notation des tâches

Pour déterminer si une tâche doit être automatisée sans attendre, il vous faut un processus d’évaluation structuré qui note et classe chaque option de façon objective.

CritèreDescription
FréquenceLe nombre de fois où la tâche revient dans les opérations quotidiennes, hebdomadaires ou mensuelles
Effort manuelLe temps et le nombre d’interventions humaines nécessaires pour accomplir la tâche
Risque d’erreurLa probabilité d’erreurs, d’incohérences ou d’oublis lorsque la tâche est réalisée manuellement
Impact sur l’activitéLa mesure dans laquelle la tâche influe sur les SLA (contrats de niveau de service), la conformité ou la satisfaction client
Faisabilité de l’automatisationLa facilité avec laquelle la tâche peut être scriptée, configurée ou intégrée aux outils existants

Passez votre flux de travail au crible de ce cadre, puis donnez la priorité aux tâches qui obtiennent une note élevée dans au moins trois catégories. Ce sont vos candidates à l’automatisation : elles ont toutes les chances de produire des résultats mesurables sans grand risque.

Stratégie n° 2 : s’appuyer sur des exemples qui ont fait leurs preuves

Après avoir appliqué le cadre de notation, commencez par les candidates à l’automatisation qui donnent systématiquement des résultats chez les MSP. Ces tâches techniques sont généralement répétitives, simples à scripter et peu risquées : les équipes gagnent donc du temps immédiatement et allègent leur charge de travail manuelle.

Voici quelques opportunités d’automatisation à forte valeur pour démarrer :

  • Tri et étiquetage des tickets (par exemple, catégorisation automatique selon des mots-clés ou le niveau de gravité)
  • Déploiement de mise à jour et gestion des redémarrages (par exemple, mises à jour et redémarrages planifiés)
  • Séquences d’onboarding et de départ des clients (par exemple, standardisation du provisionnement, des autorisations et de la configuration des appareils)
  • Réinstallation d’agent ou nettoyage des terminaux (par exemple, correction automatique des appareils dont l’agent est défaillant ou des terminaux inutilisés)
  • Nettoyage de disque et routines de redémarrage (par exemple, planification régulière des tâches de nettoyage et de maintenance)
  • Rapports SLA récurrents ou tableaux de bord de statut (par exemple, offrir une visibilité proactive aux clients sans avoir à générer les rapports à la main)

Stratégie n° 3 : aller au-delà des tâches techniques

Au-delà de l’automatisation des flux de travail informatiques, vous pouvez aussi automatiser d’autres processus métier et opérationnels. Ces tâches n’ont pas besoin de toucher directement aux appareils ou aux réseaux, du moment que vous constatez qu’elles absorbent elles aussi beaucoup de temps et d’efforts de vos équipes.

Voici quelques tâches à envisager :

  • Rapprochement des licences et reporting d’utilisation (par exemple, automatiser les contrôles récurrents par rapport au nombre de licences du fournisseur pour signaler les dépassements ou la sous-utilisation)
  • Création des tâches de renouvellement de contrat (par exemple, générer automatiquement des rappels et des tâches liés aux dates d’échéance des contrats)
  • Signalement des écarts de facturation (par exemple, automatiser le rapprochement des factures et des données d’utilisation pour détecter les anomalies avant qu’elles n’affectent les clients)
  • Demandes de provisionnement pour les nouveaux collaborateurs (par exemple, standardiser le passage de relais RH-informatique pour que chaque collaborateur reçoive les bons appareils, comptes et autorisations dès son premier jour)
  • Suivi de la conformité interne (par exemple, automatiser les rappels de documentation, les contrôles d’audit et l’envoi des attestations de sécurité)

Stratégie n° 4 : commencer par les « victoires rapides »

Les MSP ont tendance à sur-concevoir leurs automatisations dès le départ. Il est bien plus judicieux d’automatiser uniquement la plus grande partie d’une tâche (environ 75 %), celle qui peut être déployée avec un risque minimal et apporter une valeur immédiate. Les tests approfondis, les longs cycles de déploiement et les coûts de maintenance élevés sont ainsi repoussés à une phase d’affinage ultérieure, quand l’équipe disposera de plus de temps et de ressources.

En voici quelques exemples :

  • Étiquetage automatique des tickets à partir de mots-clés
  • Déclenchement d’un script de nettoyage des terminaux en cas d’inactivité d’un appareil
  • Envoi par e-mail de rappels de rapports le dernier vendredi du mois

Stratégie n° 5 : adopter une conception modulaire de l’automatisation

Dans le même esprit, il est toujours utile de découper les flux de travail complexes en composants plus petits : les tests sont plus simples, les itérations plus rapides et la réutilisation plus large. Voici un exemple de découpage pour l’automatisation d’un flux d’onboarding d’un nouveau client :

  • Provisionnement : créer les comptes, attribuer les licences et provisionner les boîtes aux lettres.
  • Préparation des appareils : installer l’agent RMM, appliquer les politiques de sécurité de référence et configurer les paramètres système.
  • Attribution des autorisations : appliquer les accès basés sur les rôles et les politiques de groupe pour garantir la cohérence.
  • Envoi de la documentation : automatiser la transmission des supports d’onboarding propres au client et des notes internes.

Stratégie n° 6 : prototyper avec de courts scripts PowerShell

Les MSP peuvent recourir au prototypage rapide pour tester des automatisations avant de formaliser une politique RMM ou un flux de travail en plusieurs étapes. L’idéal est de commencer petit, d’exécuter les scripts dans un labo ou sur un groupe pilote d’appareils, puis d’itérer en fonction des journaux et des résultats obtenus.

Voici quelques exemples de scripts PowerShell qui peuvent évoluer vers des flux de travail complets dans votre outil RMM :

  • Installer automatiquement les mises à jour et redémarrer :

Install-WindowsUpdate -AcceptAll -AutoReboot

  • Alerter par e-mail en cas de non-respect d’un SLA :

Send-MailMessage -To "[email protected]" -Subject "SLA Breach Alert" -Body "Ticket #1234 is overdue." -SmtpServer smtp.client.com

Stratégie n° 7 : suivre le ROI pour orienter les investissements futurs

Enfin, mesurez l’impact des tâches que vous avez choisi d’automatiser. Des indicateurs clairs vous aideront à évaluer l’efficacité, à obtenir l’adhésion, à justifier votre budget et à savoir où poursuivre les efforts.

Voici quelques indicateurs clés à suivre :

  • Temps gagné par tâche
  • Tickets évités ou résolus sans intervention d’un technicien
  • Taux de réussite ou d’échec des automatisations
  • Scores de satisfaction client ou amélioration du respect des SLA

Ne compliquez pas inutilement le suivi du ROI, surtout au début. Commencez par de simples journaux et estimations de temps, puis étendez le suivi à des tableaux de bord et des rapports dans votre RMM à mesure que votre bibliothèque s’étoffe. Même un suivi léger finira par porter ses fruits.

L’importance de hiérarchiser les tâches avant d’automatiser

L’automatisation est généralement une bonne décision pour les MSP, mais certaines tâches doivent passer avant d’autres. Voici pourquoi :

Éviter les efforts inutiles

Automatiser les mauvaises tâches fait perdre du temps et génère de la dette technique. Des automatisations complexes ou à faible valeur peuvent même créer du travail supplémentaire pour vos équipes.

Réduire les risques

Les tâches manuelles sont souvent sujettes aux erreurs, et l’automatisation limite les incohérences. Prioriser les bons flux de travail évite aussi de créer des vulnérabilités ou des pannes graves susceptibles d’affecter les clients.

Obtenir des résultats plus vite

Des automatisations rapides et peu risquées renforcent la confiance de l’équipe et créent une dynamique. Mieux encore, ces premiers succès se traduisent par des gains de temps mesurables et consolident la confiance des clients.

Évoluer de façon durable

Un cadre de priorisation structuré garantit des automatisations modulaires et réutilisables, gage d’efficacité sur le long terme.

Démontrer la valeur métier

Le suivi du ROI facilite la justification des investissements en automatisation, en particulier lorsqu’il s’agit de démontrer un meilleur respect des SLA, une satisfaction client accrue et des économies opérationnelles. Autant d’arguments qui pèsent dans les rapports trimestriels d’activité et les discussions budgétaires.

Guide de démarrage rapide

NinjaOne propose plusieurs stratégies clés pour hiérarchiser les tâches :

1. La matrice d’Eisenhower

La documentation recommande d’utiliser la matrice d’Eisenhower pour hiérarchiser les tâches selon deux axes :

  • l’urgence
  • l’importance

Catégories de priorité :

  • Urgent et important : priorité maximale (par exemple, les incidents qui affectent les clients)
  • Important mais non urgent : les tâches stratégiques
  • Urgent mais peu important : les tâches à déléguer
  • Ni urgent ni important : à éliminer ou à réduire au minimum

2. Points à considérer pour l’automatisation

NinjaOne offre des options d’automatisation flexibles :

  • Automatisations planifiées
  • Automatisations basées sur les politiques
  • Conditions composées pour un ciblage précis

3. Critères clés de priorisation

Pour décider quoi automatiser, tenez compte des éléments suivants :

  • l’impact sur l’expérience client
  • la fréquence de la tâche
  • la complexité de la tâche
  • le potentiel de réduction des erreurs
  • le temps gagné

4. Conseils pratiques

Commencez par les tâches répétitives régies par des règles. Privilégiez les automatisations qui :

  • réduisent les interventions manuelles
  • améliorent la cohérence
  • libèrent du temps aux techniciens pour des missions à plus forte valeur

Idées d’intégration avec NinjaOne

NinjaOne aide les MSP à passer de prototypes rapides à des automatisations véritablement reproductibles. Ses différentes fonctions prennent en charge des flux de travail modulaires, pour un minimum de charge et un maximum de résultats.

FonctionApport à l’automatisationExemples de cas d’usage
Bibliothèque de scripts + Automatisation des TâchesStocker et déployer des scripts PowerShell, CMD (invite de commande) ou personnalisés, à la demande ou selon un calendrier
  • Étapes d’onboarding
  • Nettoyage des terminaux
  • Installation de mises à jour + redémarrage
Automatisation basée sur les politiquesDéclencher des actions automatiquement lorsque des conditions sont remplies (seuils de surveillance, alertes ou événements)
  • Corriger automatiquement les pics de processeur
  • Redémarrer les services de sauvegarde en échec
  • Déployer les mises à jour manquantes
Groupes d’appareils et ciblage par étiquetteAppliquer des automatisations par rôle, service ou type d’appareil, sans dupliquer la logique
  • Appliquer des politiques de mise à jour distinctes aux serveurs et aux postes de travail
  • Cibler les appareils des RH avec les tâches d’onboarding
Portail en Libre-Service pour Utilisateurs Finaux (en option)Permettre aux utilisateurs finaux de déclencher eux-mêmes les automatisations courantes, sans créer de ticket
  • Vider le cache DNS
  • Redémarrer des applications
  • Supprimer les fichiers temporaires
  • Mettre à jour les pilotes
Reporting sur l’automatisationSuivre les exécutions de scripts, les taux de réussite/d’échec et le temps gagné pour démontrer le ROI
  • Générer des rapports trimestriels d’activité
  • Présenter les statistiques de résolution proactive
  • Chiffrer les heures de technicien économisées

Poser les bases d’une automatisation évolutive

Comprendre l’intérêt de ne pas tout faire en même temps : voilà l’essentiel quand on hiérarchise l’automatisation des flux de travail MSP. Chaque étape présentée ici vise à choisir ce qui apporte le plus de valeur avec le moins de temps et de ressources. En appliquant ces bonnes pratiques, les MSP construisent une stratégie qui les prépare à une croissance et à une rentabilité durables.

Sujets connexes :

Vous pourriez aussi aimer

Prêt à simplifier les aspects les plus complexes de l'informatique et de la sécurité ?