Choisir entre VMDK et RDM pour les charges de travail Microsoft SQL Server exécutées dans VMware est une décision déterminante pour les administrateurs informatiques au moment de concevoir leur infrastructure. Les deux formats assurent le stockage de SQL Server dans un environnement virtualisé, mais le choix dépend surtout de la priorité que vous accordez aux performances ou à la flexibilité.
Ce guide détaille les différences concrètes entre les deux afin de vous aider à faire le bon choix pour exécuter SQL Server sous virtualisation VMware.
VMDK : définition
Le format VMDK (Virtual Machine Disk) est un format de disque virtuel portable, performant et hautement évolutif, utilisé dans les environnements virtualisés VMware vSphere. Il s’agit d’un disque dur virtualisé qui peut être facilement redimensionné, sauvegardé, capturé sous forme de snapshot, restauré, puis connecté ou déconnecté des machines virtuelles. Le VMDK est donc à la fois flexible et simple à gérer.
RDM : définition
Le RDM (Raw Device Mapping) permet à VMware vSphere de mapper le stockage directement sur un LUN (numéro d’unité logique) SAN. Cette approche donne un accès direct aux fonctionnalités du stockage physique. Elle peut aussi offrir de meilleures performances (un avantage aujourd’hui bien moins marqué face au VMDK, comme nous le verrons plus bas) et permettre aux logiciels exécutés dans des environnements virtualisés (un logiciel de clustering, par exemple) d’accéder directement au stockage matériel. En contrepartie, elle impose des compromis en matière de flexibilité, d’évolutivité et de gestion.
vVol est une autre technologie de stockage VMware vSphere, mais elle est en cours d’abandon et ne doit pas être retenue pour de nouveaux déploiements. Les utilisateurs actuels de vVol doivent évaluer s’ils doivent migrer vers une autre technologie de stockage prise en charge.
Quelle différence entre VMDK et RDM ?
En résumé, le VMDK est un fichier de disque virtuel accessible depuis la plateforme de virtualisation VMware vSphere, tandis que le RDM mappe une machine virtuelle directement sur un appareil de stockage physique. Les deux apparaissent comme des volumes classiques aux yeux des systèmes d’exploitation invités, mais leurs différences ont un impact sur les charges de travail SQL Server, et chaque technologie a ses propres implications en matière de performances et de gestion.
Les critères à prendre en compte pour choisir sa technologie de stockage VMware avec SQL Server
Le bon choix pour les charges de travail Microsoft SQL Server dépend de votre cas d’utilisation, mais la plupart des utilisateurs optent pour le VMDK, pour les raisons suivantes.
VMDK et RDM : quel impact sur les performances ?
Le RDM a longtemps été considéré comme plus performant que le VMDK, mais cet écart pèse désormais beaucoup moins dans la décision pour la majorité des utilisateurs. Le VMDK est aujourd’hui fortement optimisé, ce qui réduit la différence pratique au minimum (parfois à peine 1 %).
Les gains de performances apportés par le RDM sont aujourd’hui liés à des charges de travail bien précises, dans un nombre très limité de cas où le système invité doit accéder directement aux fonctionnalités matérielles du stockage.
Gestion et exploitation : les compromis entre stockage virtualisé et stockage matériel
Le VMDK est nettement plus simple à gérer que le RDM, grâce aux fonctionnalités suivantes :
- Sauvegarde et restauration souples, à la volée : le VMDK prend en charge les snapshots, les réplicas et le clonage
- Gestion simplifiée : grâce à la virtualisation, le stockage peut être provisionné, redimensionné, optimisé et déprovisionné à volonté
- Portabilité et évolutivité : échange de stockage à chaud et migration rapide des disques ou des machines virtuelles d’un environnement à l’autre
- Intégration aux outils de virtualisation VMware : les environnements entièrement virtualisés peuvent être exploités à 100 % de leurs avantages, sans dépendre d’appareils sous-jacents spécifiques
À l’inverse, l’absence de snapshots et d’autres fonctions de gestion rend le RDM plus difficile à sauvegarder et à restaurer, plus complexe à maintenir, et moins portable et évolutif. Sa compatibilité et sa prise en charge restent limitées pour les fonctionnalités qui rendent justement la virtualisation intéressante pour héberger SQL Server.
Ce qu’implique une charge de travail SQL Server
Lorsque vous planifiez l’infrastructure de votre déploiement SQL Server, vous devez privilégier la constance des performances disque ainsi que la fiabilité des sauvegardes et des restaurations. Pensez également à vos besoins en configurations à haute disponibilité et aux avantages des fonctionnalités de virtualisation supplémentaires. Correctement dimensionné, le VMDK répond à ces exigences.
Les cas où le RDM reste une alternative pertinente au VMDK
Pour la plupart des besoins, le VMDK s’impose clairement pour les charges de travail Microsoft SQL Server. Le RDM peut toutefois rester nécessaire dans certaines configurations matérielles ou de cluster très particulières. Les systèmes ou logiciels hérités qui exigent un accès direct au stockage matériel (un logiciel de clustering, par exemple) peuvent eux aussi imposer le RDM.
Si vous envisagez le RDM, réfléchissez-y à deux fois : VMware lui-même recommande généralement le VMDK, sauf pour des cas d’utilisation liés à une charge de travail spécifique ou à la prise en charge de contraintes héritées.
Surveillez les performances, gérez et sauvegardez vos hôtes VMware et vos machines virtuelles
L’un des grands atouts du VMDK est la possibilité de créer des snapshots, ce qui permet de revenir à un état sain connu ou de restaurer une sauvegarde complète. Pour les systèmes qui reposent sur le VMDK ou le RDM, il est essentiel de pouvoir diagnostiquer rapidement les incidents (en particulier dans les systèmes distribués) et, en cas de panne ou d’incident de cybersécurité, de restaurer l’intégralité du système.
NinjaOne propose le monitoring et la gestion de VMware dans le cadre de sa chaîne d’outils informatiques complète, qui réunit la gestion des terminaux, des outils de cybersécurité et la gestion de réseau pour une supervision unifiée de toute votre infrastructure informatique, sur site, dans le cloud et virtualisée.
Guide de démarrage rapide
Les capacités de NinjaOne pour les machines virtuelles :
, Monitoring des machines virtuelles : NinjaOne peut surveiller à la fois Hyper-V et la surveillance virtuelle (VMware), NinjaOne
, Sauvegarde SQL Server : NinjaOne Device Backup peut sauvegarder les machines exécutant Microsoft SQL Server (avec prise en charge de VSS pour la cohérence des bases de données)
, Gestion des hôtes de MV : NinjaOne peut gérer les hôtes de MV (machines virtuelles) et exécuter des actions sur les machines virtuelles
Ce que NinjaOne ne couvre pas :
Le choix entre VMDK et RDM relève d’une décision d’architecture de l’infrastructure VMware, qui sort du périmètre de NinjaOne. Il est généralement pris en charge par :
, les administrateurs VMware
, les équipes infrastructure
, les architectes stockage
