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Extensions système macOS : comment les auditer et les gérer sur vos Mac gérés

par Team Ninja
What macOS Kernel Extensions Are and How Apple Is Evolving Them blog banner image

Points clés

  • Les extensions système macOS permettent d’intégrer en toute sécurité des applications telles que les outils de sécurité et les clients VPN au système d’exploitation, mais elles doivent être auditées, car n’importe quelle extension peut représenter une menace.
  • Un inventaire digne de ce nom recense le nom de l’extension, son type, le fournisseur, le Team ID et l’identifiant de bundle, la version et le périmètre des appareils concernés, ainsi que des informations contextuelles comme le statut d’approbation et la date de révision.
  • Un audit manuel consiste à lister les Mac gérés, à identifier les extensions installées et à les comparer aux listes de fournisseurs approuvés pour repérer celles qui sont obsolètes. Cette méthode passe toutefois mal à l’échelle.
  • Les outils MDM et RMM automatisent l’inventaire et permettent aux équipes informatiques d’approuver ou de bloquer des extensions par Team ID ou identifiant de bundle, de les tester avant déploiement et de programmer des rapports récurrents.
  • Considérer l’audit comme une tâche ponctuelle est une erreur fréquente : les extensions et les mises à jour de macOS évoluent, d’où la nécessité d’une surveillance continue et d’une réduction de la surface d’exposition aux attaques.

Les extensions système macOS constituent une menace potentielle pour la sécurité, qu’il revient aux équipes informatiques et aux fournisseurs de services gérés (MSP) d’encadrer et de gérer.

Ce guide explique le fonctionnement des extensions système macOS et la manière de garantir qu’elles ne deviennent pas une menace invisible pour votre infrastructure informatique.

Les extensions système macOS, qu’est-ce que c’est ?

Les extensions système macOS sont des logiciels qui étendent les fonctions du système d’exploitation macOS. Leur rôle : permettre à des applications comme les outils de sécurité, les clients VPN, les filtres réseau, les outils de développement et les pilotes de périphériques de s’intégrer à macOS pour lui ajouter des fonctionnalités.

Prenons l’exemple d’une application de surveillance réseau et de pare-feu. Pour fonctionner, elle doit pouvoir s’exécuter en arrière-plan et accéder à l’activité réseau afin de voir quelles applications envoient du trafic et de le gérer. Une extension système macOS est alors utilisée pour accéder à des fonctions réseau supplémentaires au niveau du système d’exploitation.

Les extensions système macOS remplacent les KEXT (extensions du noyau), qui remplissaient le même rôle, mais étaient jugées peu sûres et susceptibles de compromettre la stabilité du système. Les KEXT s’exécutaient autrefois dans l’espace noyau (le cœur du système d’exploitation macOS, qui doit rester hautement privilégié et sécurisé) avec un accès et un contrôle quasi illimités sur le système. Les extensions système macOS, elles, s’exécutent dans l’espace utilisateur, comme les autres applications et services, ce qui permet de les protéger et de les contrôler.

Pourquoi auditer les extensions système macOS

Même en partant du principe que les KEXT ont désormais complètement disparu de votre parc de Mac (et cela devrait être le cas), vous devez toujours auditer les extensions système macOS. N’importe quel logiciel peut représenter une menace, qu’il soit délibérément malveillant, mal configuré ou porteur d’une vulnérabilité. Dans certains cas, un logiciel parfaitement sûr devient une menace dès lors que son mécanisme de mise à jour est détourné, transformant une application ou une extension inoffensive en malware.

Compte tenu de leur impact potentiel sur la sécurité des terminaux, le réseau, le contrôle des appareils et la conformité, les extensions système macOS doivent être suivies par les équipes de sécurité informatique.

Comment inventorier les extensions système macOS

Un audit, suivi d’une surveillance continue, est indispensable pour tenir à jour un inventaire logiciel précis qui met en évidence les vulnérabilités et les menaces.

Un inventaire des extensions système macOS doit comporter les informations suivantes :

  • Nom de l’extension
  • Type d’extension
  • Nom de l’application ou du fournisseur associé
  • Team ID et identifiant de bundle
  • Version
  • Périmètre des appareils ou des utilisateurs

Vous devriez également documenter des éléments de contexte supplémentaires : la finalité ou la justification de l’extension, la date de la dernière révision, le statut d’approbation et, pour les éventuelles KEXT héritées encore présentes, le statut de retrait ou de remplacement.

Comment auditer les extensions système macOS

Ces informations devraient être accessibles via les outils d’inventaire logiciel intégrés à votre solution de gestion des appareils mobiles (MDM) ou de surveillance et gestion à distance (RMM). Le processus est ainsi automatisé, la charge de travail réduite, et vous pouvez programmer l’export de rapports à conserver sur le long terme dans votre plateforme de documentation informatique.

À défaut, vous pouvez réaliser régulièrement un audit manuel des extensions système macOS en procédant ainsi :

  • Dresser la liste des Mac et MacBook gérés dans votre entreprise
  • Identifier les extensions système macOS, notamment celles liées aux applications de sécurité, VPN, filtrage, EDR (détection et réponse sur les terminaux), sauvegarde et contrôle des appareils
  • Recueillir les détails des extensions système installées, y compris les Team ID et les identifiants de bundle
  • Comparer les extensions installées aux listes de fournisseurs approuvés
  • Repérer les extensions en attente, inactives, obsolètes ou inconnues
  • Documenter les extensions à approuver, bloquer, remplacer ou retirer

Vous devriez aussi vérifier manuellement la présence de KEXT résiduelles et identifier des logiciels à jour qui rendent leur usage inutile. Pour la plupart des équipes, mener ce processus manuel à grande échelle est au mieux inefficace, au pire irréalisable.

Comment gérer les extensions système macOS avec un MDM

Vos solutions MDM et RMM devraient vous permettre de contrôler, d’approuver et de refuser les extensions système macOS au moyen de politiques, sans intervention manuelle.

Vous pourrez ainsi approuver des identifiants de bundle ou de Team précis, n’autoriser que les extensions approuvées, tester les extensions avant un déploiement à plus grande échelle et examiner les mises à jour d’applications et d’extensions en attente.

Les erreurs fréquentes des équipes informatiques dans la gestion des extensions système macOS

Considérer l’audit des extensions système macOS comme une tâche ponctuelle est une erreur courante : il prouve peut-être que vous êtes en sécurité à un instant T, mais il n’empêche pas l’apparition de nouvelles extensions, ni les extensions existantes de prendre du retard sur des mises à jour de sécurité critiques. Il ne tient pas non plus compte de la compatibilité (une mise à jour de macOS peut par exemple casser une extension), et vous devez donc savoir ce qui doit être mis à jour.

Assurez-vous que tous les logiciels présents sur vos terminaux sont couverts par votre gestion des vulnérabilités continue. Réduisez également votre surface d’exposition aux attaques en passant votre inventaire en revue régulièrement et en supprimant les logiciels devenus inutiles.

Automatiser l’audit des extensions système macOS et tenir un inventaire applicatif complet et multiplateforme

Tenir à jour un catalogue complet de l’ensemble du matériel et des logiciels est essentiel pour préserver la visibilité et la sécurité informatiques.

NinjaOne propose une chaîne d’outils de gestion informatique unifiée qui associe MDM et RMM à la découverte automatisée, à l’inventaire, à l’analyse des vulnérabilités ainsi qu’à un service d’assistance et une documentation intégrés. Vous savez ainsi ce qui est installé, quel risque cela représente, et vous gardez la maîtrise des responsabilités, des détails et des exceptions.

FAQs

Exécutez la commande systemextensionsctl list dans le Terminal pour afficher toutes les extensions système installées, leur statut et leurs Team ID. Vous pouvez aussi consulter Réglages Système > Confidentialité et sécurité > Extensions pour une vue graphique.

De nombreuses applications ont besoin d’extensions système pour fonctionner, y compris les outils de cybersécurité comme les antivirus et les outils de surveillance. Mais comme une extension malveillante ou mal configurée peut représenter une menace pour la sécurité, les équipes informatiques doivent en avoir la visibilité.

Les KEXT constituent l’ancienne méthode d’extension de macOS : elles sont chargées directement par le noyau de macOS. Les implications que cela entraîne en matière de sécurité et de stabilité ont conduit à leur abandon progressif au profit des extensions système macOS, qui reposent sur un modèle de sécurité amélioré et offrent davantage de fonctionnalités aux développeurs.

Les extensions système ont été introduites avec macOS Catalina (10.15) en 2019 pour remplacer les KEXT. À partir de macOS Sequoia, Apple a commencé à supprimer totalement la prise en charge de la plupart des KEXT héritées, rendant les extensions système obligatoires pour de nombreuses catégories d’applications.

Oui. Les politiques MDM permettent d’approuver (ou de bloquer) des extensions système sur l’ensemble des Mac gérés, dès lors qu’elles sont configurées avec les bons identifiants et le bon périmètre.

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