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Comment réaliser un audit informatique léger lors de l’onboarding d’un nouveau client

par Team Ninja
How to Perform a Lightweight IT Audit During New Client Onboarding blog banner image

Chaque fois que votre entreprise de services gérés (MSP) intègre un nouveau client, elle hérite d’une longue liste d’inconnues : systèmes non documentés, sauvegardes obsolètes, sécurité mal configurée et autres points sensibles que personne n’évoque pendant le processus de vente. Si ces angles morts ne sont pas identifiés rapidement, ils peuvent générer des risques inutiles.

C’est pourquoi il est important de mener un audit informatique structuré, mais léger, pendant l’onboarding. Vous obtiendrez ainsi une vue complète des actifs et de la posture de sécurité du client, vous réduirez le risque de mauvaises surprises pendant le support et vous apporterez de la valeur plus vite en alignant vos services sur son environnement.

Ce guide propose des check-lists pour mener un audit informatique léger, les points à examiner, les bonnes pratiques et les intégrations NinjaOne possibles.

Check-list des grandes catégories d’audit informatique et des actions à mener

Un audit d’onboarding léger doit se concentrer sur l’essentiel : les actifs, la façon dont ils sont protégés, qui y a accès, le bon fonctionnement des sauvegardes et les lacunes de la documentation.

📌 Cas d’usage :

  • Vous pourrez identifier les actifs de votre client, sa posture de sécurité, les accès, les sauvegardes et les lacunes documentaires.
  • Vous pourrez repérer et corriger très tôt les facteurs de risque.

📌 Prérequis :

  • Vous devrez pouvoir exporter des données depuis un RMM ou lancer une analyse de découverte légère.
  • Un accès permettant de vérifier les fondamentaux de la sécurité : antivirus, sécurité et protection des terminaux, authentification multifacteur (MFA, authentification forte), paramètres du pare-feu, ports ouverts et état des mises à jour des systèmes.
  • Un accès permettant d’examiner les comptes utilisateurs, de savoir quels comptes disposent de droits d’administration et de consulter les politiques de mots de passe.
  • Un accès aux systèmes de sauvegarde pour confirmer les tâches, le chiffrement et tester une petite restauration.

Étape 1 : découverte de l’inventaire

Cette phase consiste à détecter l’inventaire du client et à auditer son infrastructure informatique. Voici les tâches à réaliser, leur intérêt et la manière de procéder :

TâcheRôleComment procéder
Rechercher les appareils, logiciels et comptes utilisateurs.Consiste à réaliser une découverte des actifs informatiques et à établir une référence de configuration de ce qui existe dans l’environnement du client : ordinateurs, serveurs, comptes, etc.Lancez une analyse depuis votre RMM ou utilisez un outil léger de découverte réseau.
Utiliser un RMM ou des outils de découverte réseau.Collecte les données système et utilisateurLancez les analyses depuis le tableau de bord de votre RMM.
Comparer avec la documentation du client.Confirme l’exactitude des données et révèle les actifs non documentésComparez les résultats de l’analyse avec les registres fournis par le client.

Étape 2 : instantané (snapshot) de la sécurité

Cette étape consiste à examiner rapidement les protections en place : antivirus, MFA (authentification forte), mises à jour et règles de pare-feu. Vous saurez ainsi dans quelle mesure l’environnement du client est protégé ou exposé.

TâcheRôleComment procéder
Confirmer la présence d’un antivirus/EDR, du MFA (authentification forte) sur les comptes clés et de règles de pare-feu.Garantit que le client dispose des protections de base
  1. Consultez les rapports RMM/terminaux concernant l’antivirus ou l’EDR (détection et réponse sur les terminaux).
  2. Vérifiez le MFA (authentification forte) sur les comptes administrateurs
  3. Contrôlez les profils et les jeux de règles du pare-feu
Repérer les ports ouverts, les mises à jour Windows désactivées ou les échecs de mise à jour.Met en évidence les failles immédiates exploitables par des attaquants.
  1. Lancez une analyse rapide des ports
  2. Vérifiez l’état de Windows Update
  3. Générez un rapport de conformité des correctifs
Rechercher les vulnérabilités connues en comparant les versions de logiciels.Signale les logiciels obsolètes susceptibles d’exposer l’environnement
  1. Comparez les versions du système d’exploitation et des logiciels avec les bases de données de vulnérabilités connues
  2. Documentez les systèmes non pris en charge ou non mis à jour

Étape 3 : audit des contrôles d’accès et des comptes

Les comptes utilisateurs et les autorisations constituent les points faibles habituels des nouveaux environnements. Auditer rapidement les comptes administrateurs, les comptes inactifs et les politiques de mots de passe évite les abus de privilèges et permet d’établir une référence de configuration sécurisée.

TâcheRôleComment procéder
Lister les comptes administrateurs locaux et de domaine.Révèle qui dispose d’accès privilégiés et si cela est justifié
  1. Utilisez Get-LocalGroupMember pour les administrateurs locaux (PowerShell)
  2. Exécutez des requêtes AD pour les administrateurs de domaine
Repérer les comptes inactifs, désactivés ou génériques.Met en évidence les comptes exploités par des attaquants ou des personnes internes
  1. Examinez les dates de dernière connexion
  2. Signalez les comptes partagés ou non nominatifs
Valider les appartenances aux groupes et les politiques de mots de passe.Garantit que les utilisateurs ne disposent que des accès nécessaires et que des mots de passe robustes sont imposés
  1. Auditez les appartenances aux groupes AD
  2. Examinez les paramètres de la politique de mots de passe avec net accounts ou une GPO AD

Étape 4 : contrôle des sauvegardes et de la continuité

Pendant l’onboarding, vérifiez que les sauvegardes s’exécutent, que les données sont protégées et qu’au moins une restauration a été testée pour prouver la capacité de récupération.

TâcheRôleComment procéder
Confirmer que les sauvegardes sont activées, surveillées et testéesGarantit que les données pourront être récupérées en cas de perte ou de panne.
  1. Consultez la console de sauvegarde pour vérifier les tâches actives.
  2. Assurez-vous que la sauvegarde Windows a bien été effectuée.
  3. Réalisez une petite restauration de test.
Noter l’emplacement de stockage, la fréquence, le chiffrement et la capacité de restaurationGarantit que les sauvegardes répondent aux besoins de sécurité et de conformité
  1. Documentez le type de stockage des sauvegardes (local, cloud, hors site).
  2. Vérifiez la fréquence des tâches.
  3. Contrôlez le chiffrement et gérez les clés de chiffrement.
  4. Confirmez par des tests que les points de restauration sont exploitables.

Étape 5 : lacunes en matière de documentation et de politiques

Cette étape consiste à repérer les lacunes dès l’onboarding, pour éviter toute confusion par la suite et aider le client à s’aligner sur les bonnes pratiques du secteur.

TâcheRôleComment procéder
Rechercher les schémas réseau, listes d’actifs ou procédures d’onboarding/offboarding manquantsVous permet de voir où le savoir n’est pas documenté
  1. Demandez les schémas ou listes d’actifs existants
  2. Renseignez-vous sur les étapes actuelles d’onboarding/offboarding
  3. Documentez ce qui manque
Mettre en évidence les politiques critiques manquantes (politique de mots de passe, plans de réponse aux incidents)Fait remonter les risques de conformité et de sécurité liés à des politiques absentes ou obsolètes
  1. Examinez les documents de politique existants (s’il y en a)
  2. Comparez-les aux check-lists MSP standard
  3. Signalez les politiques manquantes ou obsolètes

Commande d’automatisation PowerShell pour lister les comptes administrateurs locaux à auditer

Vous pouvez utiliser PowerShell pour automatiser les vérifications de comptes pendant l’onboarding. Vous gagnerez du temps : un script PowerShell simple liste tous les membres du groupe des administrateurs locaux, ce qui vous permet de repérer les comptes oubliés ou non autorisés.

📌 Cas d’usage :

  • Identifier qui dispose de droits d’administration locale sur les terminaux et les serveurs.
  • Signaler les comptes non autorisés ou inactifs à supprimer.

📌 Prérequis :

  • Vous devez pouvoir exécuter PowerShell en tant qu’administrateur sur l’appareil cible.
  • Windows 10/11 ou Server 2016+, qui prennent en charge le code ci-dessous.
  • Pour les vérifications à l’échelle du domaine, le module Active Directory est requis.

# List local admin accounts for audit
Get-LocalGroupMember -Group "Administrators" | Select-Object Name

Ce script liste tous les comptes disposant de droits d’administration locale. L’examen de ces résultats permet de faire remonter très tôt les risques liés aux privilèges et de garantir que seuls les utilisateurs approuvés conservent des accès privilégiés.

⚠️ Points de vigilance

RisquesConséquences possiblesMesures correctives
Faire l’économie de la découverte des actifsL’informatique fantôme ou les appareils non documentés restent non gérés.Réalisez toujours un export depuis le RMM ou une analyse réseau, puis comparez avec la documentation du client.
Instantané (snapshot) de sécurité incompletL’absence d’antivirus/EDR, les mises à jour manquantes ou les lacunes de MFA (authentification forte) passent inaperçues.Utilisez les rapports RMM et des vérifications manuelles pour détecter, gérer et corriger les vulnérabilités.
Négliger les comptes inactifs ou génériquesLes comptes oubliés deviennent des points d’entrée pour les attaquants.Auditez les administrateurs locaux avec PowerShell et examinez les groupes AD ; désactivez ou supprimez les comptes inutilisés
Supposer que les sauvegardes fonctionnent sans les testerPerte de données lors d’un incident si les sauvegardes ne peuvent pas être restauréesConfirmez les tâches de sauvegarde et le chiffrement. Réalisez une petite restauration de test.
Ignorer les lacunes de politiques et de documentationLe support ralentit et des risques de conformité apparaissent.Demandez tous les documents disponibles et notez les lacunes dans les schémas, les procédures et les politiques afin de les corriger.

Réaliser un audit informatique : 6 bonnes pratiques

Un audit ponctuel n’a d’impact que si les résultats sont structurés, hiérarchisés et bien communiqués. Suivez ces pratiques pour que votre audit d’onboarding apporte une valeur claire à votre équipe comme à vos clients.

Adoptez un format de check-list

Créez un modèle de check-list d’audit informatique ou une feuille de travail couvrant chaque catégorie d’audit. Des outils comme les listes ou les formulaires SharePoint conviennent bien aux équipes réparties sur plusieurs sites. Une check-list permet de garder un processus homogène et de ne rien oublier.

Commencez par les éléments les plus risqués

Donnez la priorité aux domaines ayant le plus d’impact : configuration du pare-feu, contrôle des sauvegardes et comptes administrateurs inactifs. En traitant d’abord les risques critiques, vous réduisez la probabilité d’interruptions de service ou d’incidents de sécurité.

Reliez les constats à des plans d’action

Documentez chaque problème avec son niveau de risque, la correction recommandée et une date cible de résolution. Ainsi, rien ne se perd en route. Les plans d’action transforment les résultats de l’audit en améliorations mesurables, au lieu de rapports figés.

Utilisez un langage non technique avec les clients

Lorsque vous présentez les résultats, parlez d’enjeux métier plutôt que de jargon technique. Expliquez les risques et les correctifs en termes d’interruptions de service, de coûts ou de conformité. Une communication claire entre le MSP et le client instaure la confiance.

Planifiez un audit de suivi

Revenez sur les points non résolus ou reportés 30 à 60 jours après la correction pour confirmer les progrès et boucler la boucle. Un suivi démontre votre sérieux et garantit que les correctifs ont bien été appliqués.

Faites de l’audit une base pour le rapport trimestriel d’activité

Utilisez vos constats pour cadrer le premier rapport trimestriel d’activité (QBR) et définir avec le client la feuille de route produit des services à long terme. L’audit devient ainsi un outil stratégique qui guide les actions du MSP et démontre sa valeur.

Idées d’intégration pour enrichir l’audit informatique avec NinjaOne

Idée d’intégrationRôleComment procéder
Utiliser l’inventaire des appareils de NinjaOneFournit une référence de configuration du matériel et des logiciels du clientExportez les rapports d’actifs et de logiciels pour capturer un premier instantané (snapshot) d’onboarding.
Créer des alertes personnalisées pour les comptes administrateurs inactifs ou les mises à jour désactivéesSignale les risques en temps réel pour qu’ils ne passent pas entre les mailles du filetConfigurez des alertes basées sur des politiques pour les comptes inactifs ou pour Windows Update désactivé.
Appliquer des champs personnalisés « Statut d’audit »Suit l’état d’avancement de l’audit pour chaque actif ou terminalCréez et renseignez un champ personnalisé dans les fiches des appareils pour indiquer l’avancement de l’audit.
Automatiser les scripts de vérification des sauvegardesConfirme que les sauvegardes s’exécutent et sont restaurablesPlanifiez et exécutez des scripts de restauration de test sous forme de tâches automatisées dans NinjaOne.
Conserver les résultats d’audit et les tickets de correctionLes preuves d’audit et les actions à mener restent ainsi organiséesEnregistrez les résultats dans NinjaOne Documentation et reliez-les aux tickets de votre PSA.

Guide de démarrage rapide

NinjaOne propose plusieurs fonctions utiles pour réaliser un audit informatique léger lors de l’onboarding d’un nouveau client :

1. Tableau de bord des utilisateurs finaux

Vous permet de suivre et de gérer efficacement les utilisateurs finaux. Il donne de la visibilité sur :

  • les comptes utilisateurs
  • les appareils attribués
  • les rôles des utilisateurs
  • les accès aux appareils
  • l’activité récente des utilisateurs

2. Fonction de check-lists de documentation

  • Créez des check-lists personnalisables pour l’onboarding des nouveaux clients
  • Configurez des check-lists au niveau global, d’une division ou d’une organisation
  • Attribuez des check-lists à des personnes précises
  • Définissez des échéances pour la réalisation des check-lists

3. Gestion des actifs et des appareils

  • Suivez les appareils attribués aux utilisateurs
  • Surveillez la conformité des appareils
  • Consultez les détails et les configurations des appareils

4. Accès à distance et surveillance

  • Mettez en place un portail d’accès à distance pour les utilisateurs finaux
  • Consultez l’activité des appareils et des utilisateurs
  • Gérez les autorisations des appareils et des utilisateurs

Transformez un audit informatique léger en valeur durable pour le client

Un onboarding structuré donne aux MSP une vision immédiate de l’environnement d’un nouveau client. Il réduit les risques hérités, met au jour les problèmes cachés et donne d’emblée une image professionnelle, en particulier pendant l’onboarding. En gardant un processus léger et guidé par une check-list, vous pouvez recueillir les bonnes informations sans recourir à des plateformes coûteuses ni provoquer de retards inutiles.

Ces audits produisent des résultats rapides en vous apportant des informations essentielles. Vous obtiendrez une meilleure posture de sécurité, un chemin plus court vers la maturité informatique et une prestation de service fluide. Surtout, cette démarche démontre votre engagement en faveur de l’amélioration continue et renforce votre rôle et votre crédibilité de partenaire de confiance.

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