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Processus de gestion des correctifs : les bonnes pratiques

par Team Ninja   |  
traduit par Hedi Zayani
Image de processus et flux de gestion des correctifs

Points clés : Bonnes pratiques pour la gestion des correctifs

  • Qu’est-ce que la gestion des correctifs : La gestion des correctifs couvre les tâches liées à la mise à jour et à la sécurisation des terminaux et des programmes.
  • Pourquoi la gestion des correctifs est-elle importante : Les systèmes mis à jour sont plus à même de prévenir les cyberattaques, en particulier celles qui ciblent des vulnérabilités connues. Il est également important de maintenir la conformité et la compatibilité des systèmes.
  • À quelle fréquence les PME doivent-elles appliquer des correctifs à leurs systèmes : Les correctifs de sécurité critiques doivent être déployés dès qu’ils sont disponibles ou après avoir été testés. D’autres mises à jour peuvent être effectuées à intervalles réguliers ou de manière échelonnée.
  • La gestion des correctifs peut-elle être automatisée ? Oui. Par exemple, la gestion des correctifs avec NinjaOne prend en charge l’analyse, le déploiement et le reporting automatisés. L’automatisation réduit considérablement les erreurs humaines et permet d’économiser des ressources cruciales pour l’entreprise.

L’application de correctifs aux logiciels et systèmes vulnérables est plus importante et plus difficile à suivre que jamais. Voici comment les professionnels de l’informatique peuvent rendre leur processus de gestion des correctifs plus efficace, éliminer les interruptions et assurer la sécurité de leurs réseaux.

Qu’est-ce que la gestion des correctifs (patch management) ?

La gestion des correctifs couvre les tâches liées à la mise à jour et à la sécurisation des terminaux et des programmes. Il s’agit généralement d’acquérir, de tester et de déployer des mises à jour logicielles (correctifs) pour les systèmes d’exploitation, les applications et les microprogrammes sur les appareils gérés au sein de l’environnement informatique.

Si les appareils Windows continuent de dominer le marché, les terminaux Mac et Linux sont de plus en plus répandus. C’est pourquoi la gestion moderne des correctifs nécessite un outil permettant de sécuriser efficacement les trois plateformes.

💡 À noter : Pour en savoir plus, téléchargez notre guide de gestion des correctifs pour les responsables informatiques.

Pourquoi le processus de gestion des correctifs (patch management) est-il important ?

L’application de correctifs permet aux systèmes et aux applications de fonctionner sans heurts et constitue également l’une des activités essentielles pour assurer la sécurité des entreprises.

Selon un rapport d’IBM, le coût moyen mondial d’une fuite de données en 2025 atteindra la somme stupéfiante de 4,4 millions de dollars. Les pénalités de mise en conformité et la perte de confiance des clients ne font qu’aggraver ces difficultés.

Laisser les machines non patchées les rend vulnérables aux cyberattaques, et le risque est réel. En effet, selon l’Institut Ponemon, la majorité des violations de données (57%) peuvent être directement attribuées à des attaquants exploitant une vulnérabilité connue qui n’a pas été corrigée.

Les défis de la gestion des correctifs pour les PME

Si certaines des entreprises les plus grandes et les mieux financées du monde ont des difficultés avec la gestion des correctifs, qu’en est-il des petites et moyennes entreprises dont le support informatique est limité ? Voici quelques défis courants pour les piles informatiques de taille moyenne :

  • Les PME peuvent manquer de fonds pour des solutions de gestion des correctifs de niveau entreprise.
  • Les PME disposent souvent d’un mélange de nouveaux et d’anciens appareils, ainsi que de différents systèmes d’exploitation (Windows, macOS, Linux) et d’applications.
  • Les petites équipes informatiques qui n’ont ni le temps, ni la main d’œuvre pour surveiller et déployer en permanence des correctifs.
  • Manque d’environnements de test.
  • L’application manuelle de correctifs est un processus qui prend du temps et qui est souvent relégué au second plan.

Certains des plus grands défis de la gestion des correctifs sont liés au fait que le processus prend du temps, est compliqué et perturbe les utilisateurs finaux. Par conséquent, il est facile de remettre à plus tard l’application des correctifs ou de laisser des mises à jour importantes se perdre dans la masse.

Malheureusement, le risque que représentent les systèmes qui ne sont pas à jour augmente. Une fois qu’une vulnérabilité a été révélée et qu’un correctif a été publié, les entreprises se lancent dans une course contre la montre pour appliquer le correctif avant que les attaquants ne commencent à l’exploiter activement.

Un cas d’utilisation réel pour résoudre les problèmes de gestion des correctifs

Pour de nombreuses petites entreprises, la solution pour rester à jour au niveau des correctifs consiste à confier cette tâche à un fournisseur de services gérés (MSP) ou une entreprise d’infogérance. Les MSP, quant à eux, repoussent les limites en utilisant des solutions avancées et spécialisées, comme un RMM.

« Nous utilisons NinjaOne pour automatiser l’application des correctifs sur nos appareils et nos serveurs. Nous gagnons beaucoup de temps sur les correctifs car nous n’avons plus d’étapes manuelles dans notre flux de travail. »

Martin Wells PDG de Syscomm Group

👉 Á lire: Découvrez comment Syscomm Group a utilisé NinjaOne pour tirer le meilleur parti de sa surveillance de la sécurité.

Un RMM est une excellente solution de gestion informatique qui permet d’optimiser et d’automatiser les aspects les plus difficiles de l’informatique. Mais la stratégie qui l’entoure doit également être résiliente et évolutive. Pour vous donner une meilleure idée, continuez avec nos recommandations ci-dessous sur la façon dont les MSP et les responsables informatiques peuvent construire un cadre de gestion des correctifs rentable et durable.

Les 10 étapes clés d’un processus de gestion des correctifs (patch management)

Vous trouverez ci-dessous un modèle de processus de gestion des correctifs en 10 étapes qui met en évidence les éléments fondamentaux à prendre en compte dans tout plan de gestion des correctifs. Avant tout, vous devez vous assurer que vous avez établi des rôles et responsabilités pour chaque étape, et que toutes les parties prenantes clés sont pleinement impliquées.

⚠️ Pour éviter les pièges les plus courants, n’oubliez pas de regarder notre vidéo sur les erreurs de gestion des correctifs et comment les éviter.

Étape 1 : Découverte

Tout d’abord, vous devez vous assurer que vous disposez d’un inventaire complet du réseau. Il s’agit notamment de comprendre les types d’appareils, les systèmes d’exploitation, les versions du système d’exploitation et même les applications tierces au niveau le plus élémentaire.

De nombreuses failles de sécurité se produisent parce que les services informatiques négligent ou oublient certains terminaux. Les MSP doivent être proactifs et utiliser les outils d’inventaire du réseau  pour analyser les environnements de leurs clients dans les délais impartis et obtenir une visibilité claire sur le réseau géré.

Étape 2 : Catégorisation

Segmenter les systèmes gérés et/ou les utilisateurs en fonction des risques et des priorités.

Par exemple, vous pouvez filtrer en fonction du type de machine (serveur, ordinateur portable, etc.), du système d’exploitation, de la version du système d’exploitation, du rôle de l’utilisateur, et bien plus encore. Cela vous permettra de créer des politiques de mise à jour plus précises au lieu d’adopter une seule approche.

Étape 3 : Création d’une stratégie de gestion des correctifs (patch management)

Créez des critères de mise à jour en établissant ce qui sera mis à jour, quand et dans quelles conditions.

Par exemple, déterminez quels terminaux doivent être mis à jour automatiquement et à quelle fréquence. Le calendrier des correctifs pour les utilisateurs finaux d’ordinateurs portables peut être hebdomadaire, tandis que les correctifs pour les serveurs peuvent être moins fréquents et effectués manuellement.

Vous pouvez également envisager de mettre en place des flux de travail flexibles pour les différents correctifs, certains faisant l’objet d’un processus de déploiement plus rapide ou plus étendu (par exemple, les mises à jour du navigateur par rapport aux mises à jour du système d’exploitation, les mises à jour critiques par rapport aux mises à jour non critiques).

Enfin, il convient d’identifier les moments de maintenance pour éviter les perturbations (tenez compte des fuseaux horaires pour appliquer les correctifs de la manière « follow the sun », etc.)

Étape 4 : Surveiller les nouveaux correctifs et les vulnérabilités

Il faut comprendre les calendriers et les modèles de publication des correctifs des fournisseurs. Cherchez ensuite à identifier des sources fiables pour la divulgation des vulnérabilités en temps utile. Créez un processus d’évaluation des correctifs d’urgence.

Étape 5 : Test des correctifs

Créez un environnement de test ou un segment isolé pour éviter d’être pris au dépourvu par des problèmes involontaires. Cette initiative devrait inclure la création de sauvegardes pour un protocole de retour en arrière fiable et pratique.

Il faut également valider le succès du déploiement et surveiller les problèmes d’incompatibilité ou de performance.

Étape 6 : Gestion de la configuration

Documentez toute modification sur le point d’être effectuée par le biais d’une mise à jour. Cela vous sera utile si vous rencontrez des problèmes avec le déploiement des mises à jour au-delà du segment ou de l’environnement de test initial.

Étape 7 : Déploiement des correctifs

Suivez les politiques de gestion des correctifs que vous avez créées à l’étape 3. Pour plus d’efficacité, identifiez les systèmes, les applications ou les appareils qui nécessitent des mises à jour et classez-les par ordre de priorité en fonction du niveau de risque (par exemple, les correctifs de sécurité par rapport aux mises à jour des fonctionnalités).

8ème étape : Audit des correctifs

Effectuez un audit de la gestion des correctifs afin d’identifier les correctifs qui ont échoué ou qui sont en attente.

Parallèlement, continuez à surveiller tout problème d’incompatibilité ou de performance. Il est également judicieux de faire appel à des utilisateurs finaux spécifiques qui peuvent vous aider en étant des yeux et des oreilles supplémentaires.

9ème étape : Surveillance et rapports

Produisez un rapport de conformité des correctifs que vous pouvez partager avec vos clients afin de gagner en visibilité sur votre travail. Suivez les correctifs qui ont été appliqués pour maintenir la conformité aux normes de sécurité. Mettez également en place un système permettant de suivre l’état des correctifs sur l’ensemble des systèmes, afin que les mesures correctives puissent être prises plus rapidement et en temps voulu.

10ème étape : Revoir, améliorer et répéter

Établissez une fréquence pour répéter et optimiser les étapes 1 à 9.

Le flux de travail doit comprendre l’élimination progressive ou l’isolement de toutes les machines obsolètes ou non prises en charge, l’examen de vos politiques et le réexamen des exceptions pour vérifier si elles s’appliquent toujours ou si elles sont nécessaires.

Quelles sont les bonnes pratiques de gestion des correctifs ?

De plus en plus d’entreprises requièrent une gestion efficace des correctifs, les entreprises MSP et d’infogérance doivent donc améliorer leurs propres processus et leurs offres. Voici 3 éléments clés pour que les entreprises MSP et d’infogérance fournissent des services de gestion des correctifs plus intelligents, plus efficaces et plus performants en 2022.

1) Automatiser les mises à jour de correctifs

La gestion des correctifs (patch management) est un secteur dans lequel il est extrêmement facile de prendre du retard, surtout si vous comptez encore sur l’identification, l’évaluation et le déploiement manuels des correctifs. Les logiciels de gestion automatisée des correctifs basés sur le cloud permettent aux entreprises MSP de programmer des analyses de mise à jour régulières et de s’assurer que les correctifs sont appliqués dans des conditions spécifiques ou automatiquement.  

Comment NinjaOne peut vous aider :

  • Automatisez l’application des correctifs pour Windows et les logiciels tiers de plus de 120 fournisseurs.

Tableau de bord d'intégration de la gestion des correctifs

  • Configurez facilement l’analyse des mises à jour et les planifications de mises à jour pour des groupes spécifiques d’appareils ou d’utilisateurs. Obtenez un contrôle total et précis, ou bien configurez-le et laissez-le de côté.

Éditeur d'intégration de la gestion des correctifs avec des paramètres précis

  • Passez moins de temps à chercher les nouvelles mises à jour et les divulgations de vulnérabilités, et plus de temps à développer votre activité.

2) Diminuer la vérification du déploiement des correctifs grâce aux rapports d’audit

Bien que l’automatisation des correctifs devienne de plus en plus populaire, les MSP ne peuvent malheureusement pas toujours supposer que les solutions automatisées de correctifs fonctionnent comme prévu.

Cela implique une validation manuelle qui prend du temps. Développer des scripts ou des processus pour alléger cette charge (ou, mieux encore, utiliser des solutions qui ne nécessitent pas de double vérification) est un investissement qui en vaut la peine. 

Comment NinjaOne peut vous aider :

  • Accédez à des rapports détaillés d’audit des mises à jour.

tableau de bord de rapports d'audit des mises à jour avec détails pour les postes de travail

  • Éliminez les incertitudes en vous assurant que vous avez accès à des informations fiables en temps réel.

3) Rationaliser les rapports

Tout ce que vous faites en tant qu’entreprise MSP ou d’infogérance doit être communiqué comme une valeur ajoutée à vos clients. La gestion des correctifs ne doit pas faire exception à la règle, mais la fourniture de rapports d’audit sur la gestion des correctifs doit être aussi automatique que possible. Après tout, plus les rapports prennent du temps, moins vous en avez pour fournir des services supplémentaires et développer votre entreprise.

Implémentation du processus de gestion des correctifs

L’objectif ultime de la gestion des correctifs est de garantir que toutes les solutions logicielles de la pile informatique et du réseau géré sont mises à jour et sécurisées. Dans l’ensemble, le flux de travail de la gestion des correctifs devrait comprendre les étapes suivantes.

  1. Déterminer les données de base
  2. Établir des priorités en fonction des risques et de la criticité
  3. Créer une stratégie de gestion des correctifs
  4. Tester les correctifs, les nouvelles intégrations et la compatibilité des systèmes
  5. Mise en place d’une solution de sauvegarde et de restauration résiliente
  6. Contrôler les mises à jour des correctifs et résoudre les problèmes

Vérifier régulièrement la conformité individuelle des terminaux avec les normes réglementaires telles que RGPD et PCI DSS. Une solution RMM performante peut également automatiser la sécurité des terminaux à grande échelle.

Articles connexes :

FAQs

Les outils de gestion des correctifs (par exemple, NinjaOne) génèrent des rapports et des journaux détaillés et conformes qui indiquent l’état des correctifs sur les appareils, et qui peuvent être partagés avec les auditeurs.

Une approche basée sur les risques permet d’améliorer la cohérence et l’alignement des activités. Par exemple, les correctifs de sécurité critiques doivent être déployés rapidement, tandis que les correctifs non liés à la sécurité ou aux fonctionnalités peuvent être déployés selon un planning fixe ou plus souple.

Parmi les indicateurs à surveiller, citons le taux de conformité de la gestion des correctifs , le temps nécessaire pour appliquer les correctifs, le taux d’échec des correctifs, ainsi que le temps de fonctionnement et la stabilité du système après l’application des correctifs.

La bonne pratique consiste à tester les correctifs dans un environnement d’essai avant de les appliquer à la production. Dans le cas contraire, il convient d’envisager des déploiements progressifs pour réduire les risques.

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